Hépatite virale aiguë
Le pronostic d’une hépatite aiguë dépend de la cause.
Les hépatites virales sont majoritairement asymptomatiques (90% des cas) et bénignes.
Le tableau suivant reprend la durée d’incubation des différentes hépatites virales, la fréquence des hépatites fulminantes et la fréquence du passage à la chronicité pour celles qui sont concernées.
| Délai d’incubation
(jours) |
Hépatite fulminante
(% des formes symptomatiques) |
Passage à la chronicité | |
| A | 10-45 | 0,5% | Jamais |
| B | 60-150 | 1% | 5-10% adultes
90% nouveau-nés |
| C | 15-90 | Exceptionnelle | 80% |
| D | 30-45 | 1-5% | Fonction du VHB |
| E | 10-40 | <5%* | 60% en cas d’immunodépression |
*Principalement en cas d’hépatopathie chronique sous-jacente en France
Hépatite virale chronique
La plupart des hépatites chroniques (virales et non virales) peuvent évoluer vers la cirrhose et le cancer primitif du foie. Parmi les hépatites chroniques virales, celle qui expose le plus au risque de cirrhose et de cancer du foie est l'hépatite D.
Évolution naturelle d’une hépatite chronique virale B
L’évolution naturelle de l’hépatite B est la plus difficile à comprendre car elle n’est pas linéaire dans le temps. En effet, les lésions hépatiques sont liées au statut immunitaire de l’hôte. L’évolution naturelle est donc différente selon l’âge à la contamination et ensuite fluctuante au cours de la vie.
Plusieurs marqueurs sanguins virologiques permettent d’identifier les phases :
- Le système HBs, comprenant l’antigène (Ag) HBs et les anticorps anti-HBs. La présence de l’Ag HBs signe la présence du virus, qu’il s’agisse d’une (IgM anti-Hbc) ou chronique (IgG anti-HBc). Les Ac anti-HBs apparaissent en cas de "résolution de l’infection" (ils sont dans ce cas associés à des AC anti-HBc). Les AC anti-HBs sont aussi présents chez les patients vaccinés (ils sont dans ce cas isolés sans AC anti-HBc).
- La charge virale mesurée par PCR quantitative permettant de détecter l’ADN du virus et son niveau de réplication
L’infection virale B chronique est définie par le portage prolongé (>6 mois) de l’AgHBs.
- Lorsque la contamination a lieu à la naissance, le risque d’infection chronique est élevé en l’absence de séro-vaccination.
- Lorsque la contamination a lieu à l’âge adulte, seuls 5-10% des patients développent une infection chronique.
Quel que soit l’âge de contamination, l’infection chronique par le VHB évolue par phases durant lesquelles les lésions hépatiques sont inconstantes. Certains patients développent une hépatite chronique avec un risque de cirrhose et de carcinome hépatocellulaire. D’autres n’ont pas ou peu de lésions histologiques hépatiques. Il existe un risque de réactivation virale qui se manifeste comme une hépatite aiguë.
La disparition de l’AgHBs est associée à une diminution importante des complications. Cependant, il existe un risque de réactivation du virus, notamment en cas d’immunosuppression.
Tableau : Profils sérologiques du VHB
| Marqueurs sérologiques | Hépatite aigue B | Portage chronique | Infection B « guérie » | Vaccination efficace | Patients à vacciner |
|---|---|---|---|---|---|
| Ag HBs | + | + | - | - | - |
| AC anti-HBc | +
(IgM anti-HBc) |
+
(IgG anti-HBc) |
+ | - | - |
| AC anti-HBs | - | - | +/ - | + | - |
Évolution naturelle d’une hépatite chronique virale C
L’infection par le VHC peut être aiguë et environ 20% des patients vont guérir spontanément.
En cas d’infection chronique (80% des patients), le risque est la progression de la fibrose au cours du temps jusqu’à la cirrhose dans 10 à 20% après 20 ans d’évolution. Le risque est d’autant plus élevé et rapide qu’existent des cofacteurs comme une autre infection virale (VHB, VIH), une consommation d’alcool chronique ou un syndrome métabolique.
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Hépatite virale aiguë
Le pronostic d’une hépatite aiguë dépend de la cause.
Les hépatites virales sont majoritairement asymptomatiques (90% des cas) et bénignes.
Le tableau suivant reprend la durée d’incubation des différentes hépatites virales, la fréquence des hépatites fulminantes et la fréquence du passage à la chronicité pour celles qui sont concernées.
| Délai d’incubation
(jours) |
Hépatite fulminante
(% des formes symptomatiques) |
Passage à la chronicité | |
| A | 10-45 | 0,5% | Jamais |
| B | 60-150 | 1% | 5-10% adultes
90% nouveau-nés |
| C | 15-90 | Exceptionnelle | 80% |
| D | 30-45 | 1-5% | Fonction du VHB |
| E | 10-40 | <5%* | 60% en cas d’immunodépression |
*Principalement en cas d’hépatopathie chronique sous-jacente en France
Hépatite virale chronique
La plupart des hépatites chroniques (virales et non virales) peuvent évoluer vers la cirrhose et le cancer primitif du foie. Parmi les hépatites chroniques virales, celle qui expose le plus au risque de cirrhose et de cancer du foie est l'hépatite D.
Évolution naturelle d’une hépatite chronique virale B
L’évolution naturelle de l’hépatite B est la plus difficile à comprendre car elle n’est pas linéaire dans le temps. En effet, les lésions hépatiques sont liées au statut immunitaire de l’hôte. L’évolution naturelle est donc différente selon l’âge à la contamination et ensuite fluctuante au cours de la vie.
Plusieurs marqueurs sanguins virologiques permettent d’identifier les phases :
- Le système HBs, comprenant l’antigène (Ag) HBs et les anticorps anti-HBs. La présence de l’Ag HBs signe la présence du virus, qu’il s’agisse d’une (IgM anti-Hbc) ou chronique (IgG anti-HBc). Les Ac anti-HBs apparaissent en cas de "résolution de l’infection" (ils sont dans ce cas associés à des AC anti-HBc). Les AC anti-HBs sont aussi présents chez les patients vaccinés (ils sont dans ce cas isolés sans AC anti-HBc).
- La charge virale mesurée par PCR quantitative permettant de détecter l’ADN du virus et son niveau de réplication
L’infection virale B chronique est définie par le portage prolongé (>6 mois) de l’AgHBs.
- Lorsque la contamination a lieu à la naissance, le risque d’infection chronique est élevé en l’absence de séro-vaccination.
- Lorsque la contamination a lieu à l’âge adulte, seuls 5-10% des patients développent une infection chronique.
Quel que soit l’âge de contamination, l’infection chronique par le VHB évolue par phases durant lesquelles les lésions hépatiques sont inconstantes. Certains patients développent une hépatite chronique avec un risque de cirrhose et de carcinome hépatocellulaire. D’autres n’ont pas ou peu de lésions histologiques hépatiques. Il existe un risque de réactivation virale qui se manifeste comme une hépatite aiguë.
La disparition de l’AgHBs est associée à une diminution importante des complications. Cependant, il existe un risque de réactivation du virus, notamment en cas d’immunosuppression.
Tableau : Profils sérologiques du VHB
| Marqueurs sérologiques | Hépatite aigue B | Portage chronique | Infection B « guérie » | Vaccination efficace | Patients à vacciner |
|---|---|---|---|---|---|
| Ag HBs | + | + | - | - | - |
| AC anti-HBc | +
(IgM anti-HBc) |
+
(IgG anti-HBc) |
+ | - | - |
| AC anti-HBs | - | - | +/ - | + | - |
Évolution naturelle d’une hépatite chronique virale C
L’infection par le VHC peut être aiguë et environ 20% des patients vont guérir spontanément.
En cas d’infection chronique (80% des patients), le risque est la progression de la fibrose au cours du temps jusqu’à la cirrhose dans 10 à 20% après 20 ans d’évolution. Le risque est d’autant plus élevé et rapide qu’existent des cofacteurs comme une autre infection virale (VHB, VIH), une consommation d’alcool chronique ou un syndrome métabolique.