De manière toute aussi importante que le traitement médicamenteux, la prise en soins d'un patient épileptique repose sur une éducation complète. L'observance, la tolérance et l'efficacité thérapeutiques dépendent principalement de la qualité de cette information.
Plusieurs points devront être abordés au cours des premières consultations.
Prise régulière sans oubli du traitement antiépileptique. Les troubles de l'observance sont l'une des principales causes de la persistance des crises sous traitement.
Prévenir du danger d'état de mal épileptique et de mise en jeu du pronostic vital en cas d'un arrêt intempestif des médicaments antiépileptiques.
Favoriser un sommeil régulier.
Éviter ou limiter les facteurs favorisants des crises : dette de sommeil ;exposition prolongée aux écrans et jeux vidéo dans les épilepsies généralisées d'origine génétique photosensibles (5 % des épilepsies) ;aliments ou drogues proconvulsivantes (cocaïne, héroïne, THC, prise d'alcool importante ou sevrage brutal, sevrage en benzodiazépines) ; éviter l'excès d'excitants tels que le café, thé, coca-cola non décaféiné ; certaines plantes à éviter, notamment sous forme d'huiles essentielles (sauge, thym, eucalyptus…) ou sous forme de gélule (millepertuis).
Prévenir le risque de traumatisme lors des crises : mobilier sans arêtes, literie basse, mitigeur d’eau chaude et froide, protection des plaques de cuisson, éviter les bains non supervisés.
La décision d'aptitude sera prise par un médecin agréé figurant sur la liste de la préfecture, s'appuyant sur le certificat médical fourni par le neurologue traitant.
Dans le cadre d'une épilepsie nouvellement diagnostiquée, un délai d'un an sans crise et sous traitement stable est nécessaire avant d'accorder une première aptitude pour le permis B. Il est nécessaire d'expliquer au patient qu'en dehors de toute validation préfectorale, la conduite automobile est interdite. Cette démarche doit être effectuée par le patient lui-même, le médecin est tenu de l'informer de la législation mais n’est pas déchargé de son obligation du secret professionnel y compris vis-à-vis du médecin du travail.
Pour le permis poids lourd et de véhicule de transport en commun, la conduite n'est autorisée qu'après 10 ans de guérison sans récidive et sans aucun traitement.
Activités proscrites : plongée sous-marine, escalade sans sécurité, tir sportif, saut en parachute.
Activités à éviter en l'absence de contrôle de la maladie : baignade sans surveillance,
En cas de photosensibilité, limiter l’exposition aux écrans, l'usage de tablette et téléphone dans le noir, le séjour en boîte de nuit avec lumière stroboscopique. Des lunettes de soleil polarisantes peuvent être prescrites si la photosensibilité est handicapante.
La scolarité doit être maintenue en milieu normal autant que possible. Un aménagement peut être proposé avec l'accord d'un tiers-temps pour les examens, l'aide d'une auxiliaire de la vie scolaire. L'établissement d'un PAI (projet d'accueil individualisé) facilite cette insertion scolaire. Une scolarité adaptée peut être envisagée selon la sévérité de la maladie et des comorbidités.
Certaines activités professionnelles sont interdites aux personnes avec épilepsie même bien contrôlée : emploi nécessitant un port d'armes (militaire, policier, gardien de prison…), chauffeur professionnel (conducteur de poids lourds, de bus, d'ambulance…), surveillant de baignade. profession du bâtiment (charpentier zingueur…). Dans ce cadre, une reconversion professionnelle doit être envisagée le plus tôt possible.
Dans les autres cas, les situations sont variables et l'interlocuteur privilégié est le médecin du travail. Il faut encourager le patient à contacter ce dernier afin qu'un aménagement de poste puisse être effectué. En cas d'inaptitude professionnelle, une demande de reconnaissance en qualité de travailleur handicap (RQTH) doit être instruite.
Les traitements antiépileptiques inducteurs enzymatiques (tels que la carbamazépine par exemple) réduisent l'efficacité des œstroprogestatifs oraux et des progestatifs implantables. Une alternative par dispositif intra-utérin au lévonorgestrel ou au cuivre stérilet, méthodes de barrières, doit être proposée.
La prise d'une contraception orale par œstroprogestatifs peut conduire à une baisse d'efficacité de la lamotrigine. Il convient d'être prudent devant cette association et d'en avertir le neurologue traitant.
Toutes les femmes en âge de procréer, même en dehors d'un désir de grossesse imminent, doivent recevoir une information complète. La grossesse est un événement qui conduit à des changements divers pouvant être responsables d'une aggravation de l'épilepsie. La grossesse est un événement à préparer avec le neurologue traitant.
♥∞
De manière toute aussi importante que le traitement médicamenteux, la prise en soins d'un patient épileptique repose sur une éducation complète. L'observance, la tolérance et l'efficacité thérapeutiques dépendent principalement de la qualité de cette information.
Plusieurs points devront être abordés au cours des premières consultations.
Prise régulière sans oubli du traitement antiépileptique. Les troubles de l'observance sont l'une des principales causes de la persistance des crises sous traitement.
Prévenir du danger d'état de mal épileptique et de mise en jeu du pronostic vital en cas d'un arrêt intempestif des médicaments antiépileptiques.
Favoriser un sommeil régulier.
Éviter ou limiter les facteurs favorisants des crises : dette de sommeil ;exposition prolongée aux écrans et jeux vidéo dans les épilepsies généralisées d'origine génétique photosensibles (5 % des épilepsies) ;aliments ou drogues proconvulsivantes (cocaïne, héroïne, THC, prise d'alcool importante ou sevrage brutal, sevrage en benzodiazépines) ; éviter l'excès d'excitants tels que le café, thé, coca-cola non décaféiné ; certaines plantes à éviter, notamment sous forme d'huiles essentielles (sauge, thym, eucalyptus…) ou sous forme de gélule (millepertuis).
Prévenir le risque de traumatisme lors des crises : mobilier sans arêtes, literie basse, mitigeur d’eau chaude et froide, protection des plaques de cuisson, éviter les bains non supervisés.
La décision d'aptitude sera prise par un médecin agréé figurant sur la liste de la préfecture, s'appuyant sur le certificat médical fourni par le neurologue traitant.
Dans le cadre d'une épilepsie nouvellement diagnostiquée, un délai d'un an sans crise et sous traitement stable est nécessaire avant d'accorder une première aptitude pour le permis B. Il est nécessaire d'expliquer au patient qu'en dehors de toute validation préfectorale, la conduite automobile est interdite. Cette démarche doit être effectuée par le patient lui-même, le médecin est tenu de l'informer de la législation mais n’est pas déchargé de son obligation du secret professionnel y compris vis-à-vis du médecin du travail.
Pour le permis poids lourd et de véhicule de transport en commun, la conduite n'est autorisée qu'après 10 ans de guérison sans récidive et sans aucun traitement.
Activités proscrites : plongée sous-marine, escalade sans sécurité, tir sportif, saut en parachute.
Activités à éviter en l'absence de contrôle de la maladie : baignade sans surveillance,
En cas de photosensibilité, limiter l’exposition aux écrans, l'usage de tablette et téléphone dans le noir, le séjour en boîte de nuit avec lumière stroboscopique. Des lunettes de soleil polarisantes peuvent être prescrites si la photosensibilité est handicapante.
La scolarité doit être maintenue en milieu normal autant que possible. Un aménagement peut être proposé avec l'accord d'un tiers-temps pour les examens, l'aide d'une auxiliaire de la vie scolaire. L'établissement d'un PAI (projet d'accueil individualisé) facilite cette insertion scolaire. Une scolarité adaptée peut être envisagée selon la sévérité de la maladie et des comorbidités.
Certaines activités professionnelles sont interdites aux personnes avec épilepsie même bien contrôlée : emploi nécessitant un port d'armes (militaire, policier, gardien de prison…), chauffeur professionnel (conducteur de poids lourds, de bus, d'ambulance…), surveillant de baignade. profession du bâtiment (charpentier zingueur…). Dans ce cadre, une reconversion professionnelle doit être envisagée le plus tôt possible.
Dans les autres cas, les situations sont variables et l'interlocuteur privilégié est le médecin du travail. Il faut encourager le patient à contacter ce dernier afin qu'un aménagement de poste puisse être effectué. En cas d'inaptitude professionnelle, une demande de reconnaissance en qualité de travailleur handicap (RQTH) doit être instruite.
Les traitements antiépileptiques inducteurs enzymatiques (tels que la carbamazépine par exemple) réduisent l'efficacité des œstroprogestatifs oraux et des progestatifs implantables. Une alternative par dispositif intra-utérin au lévonorgestrel ou au cuivre stérilet, méthodes de barrières, doit être proposée.
La prise d'une contraception orale par œstroprogestatifs peut conduire à une baisse d'efficacité de la lamotrigine. Il convient d'être prudent devant cette association et d'en avertir le neurologue traitant.
Toutes les femmes en âge de procréer, même en dehors d'un désir de grossesse imminent, doivent recevoir une information complète. La grossesse est un événement qui conduit à des changements divers pouvant être responsables d'une aggravation de l'épilepsie. La grossesse est un événement à préparer avec le neurologue traitant.