Accueil Parent

Connaître les principes du traitement des cystites récidivantes (curatif médical, préventif) OIC-161-21-B

Précédent Suivant

Connaître les principes du traitement des cystites récidivantes (curatif médical, préventif) OIC-161-21-B

De LiSA
Aller à :navigation, rechercher

Connaître les principes du traitement des cystites récidivantes (curatif médical, préventif) OIC-161-21-B


  • Il faut avant tout être certain du diagnostic, ne pas hésiter à envoyer un à centre référent en cas de doute
  • La prise en charge par antibiotiques au long cours doit rester exceptionnelle et n’est nécessaire que pour des cas bien particuliers. La mise en place d’un tel traitement doit inciter à demander l’avis d’un référent
  • Le traitement est largement orienté par l’interrogatoire qui permet bien souvent d’identifier des facteurs de risque spécifiques à chaque patiente

Les mesures hygiéno-diététiques doivent être proposées, mais :

  • Seule l’augmentation de l’hydratation orale a fait la preuve formelle de son efficacité
  • La miction post-coïtale et les mictions non retenues semblent intéressantes ; mais c’est surtout le catalogue mictionnel qui va renseigner sur les “erreurs” commises par la patiente.
  • la régularisation du transit 283, le port de sous-vêtements en coton, s’essuyer d’avant en arrière...sont autant de mesures, parfois contraignantes pour certaines patientes, qui n’ont pas fait la preuve à ce jour de leur efficacité dans la littérature scientifique

Les facteurs de risque identifiés dans la littérature sont :

  • Fréquence des rapports (OR = 5,8)
  • 1ière cystite à -15 ans (OR=3,9)
  • nouveau partenaire (OR=1,9)
  • spermicide (OR=1,8) ; seul véritablement modifiable

Les traitements non antibiotiques qui ont fait la preuve de leur efficacité sont :

  • cranberry, mais faible niveau de preuve. Seules les supplémentations orales avec dosage minimum de 36 mg/jour de proanthocyanidine de type A semblent efficaces (pas d’intérêt du jus de cranberry ou des dérivés)
  • La prophylaxie immunoactive = vaccin (non disponible en France) qui a fait la preuve de son efficacité dans des études de haut niveau de preuve.
  • L’oestrogénothérapie locale a également montré son efficacité mais dans des populations plus spécifiques et notamment la femme ménopausée.

En cas d’échec de ces mesures et de plus de 1 épisode par mois, l’antibioprophylaxie au long cours peut être proposée selon les modalités suivantes :

  • Triméthoprime en continu
  • ou Fosfomycine-trométamol, un sachet par semaine
  • ou prise uniquement en période péri-coïtale lorsque les rapports sexuels sont le facteur déclenchants (sans dépasser les doses usuelles = pas de prise à chaque rapport si activité sexuelle importante)
  • Il faut régulièrement réévaluer l’intérêt de cette antibioprophylaxie au long cours





Niveau : 0
Précédent Suivant

X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X

♥∞

Connaître les principes du traitement des cystites récidivantes (curatif médical, préventif) OIC-161-21-B

De LiSA
Aller à :navigation, rechercher

Connaître les principes du traitement des cystites récidivantes (curatif médical, préventif) OIC-161-21-B


  • Il faut avant tout être certain du diagnostic, ne pas hésiter à envoyer un à centre référent en cas de doute
  • La prise en charge par antibiotiques au long cours doit rester exceptionnelle et n’est nécessaire que pour des cas bien particuliers. La mise en place d’un tel traitement doit inciter à demander l’avis d’un référent
  • Le traitement est largement orienté par l’interrogatoire qui permet bien souvent d’identifier des facteurs de risque spécifiques à chaque patiente

Les mesures hygiéno-diététiques doivent être proposées, mais :

  • Seule l’augmentation de l’hydratation orale a fait la preuve formelle de son efficacité
  • La miction post-coïtale et les mictions non retenues semblent intéressantes ; mais c’est surtout le catalogue mictionnel qui va renseigner sur les “erreurs” commises par la patiente.
  • la régularisation du transit 283, le port de sous-vêtements en coton, s’essuyer d’avant en arrière...sont autant de mesures, parfois contraignantes pour certaines patientes, qui n’ont pas fait la preuve à ce jour de leur efficacité dans la littérature scientifique

Les facteurs de risque identifiés dans la littérature sont :

  • Fréquence des rapports (OR = 5,8)
  • 1ière cystite à -15 ans (OR=3,9)
  • nouveau partenaire (OR=1,9)
  • spermicide (OR=1,8) ; seul véritablement modifiable

Les traitements non antibiotiques qui ont fait la preuve de leur efficacité sont :

  • cranberry, mais faible niveau de preuve. Seules les supplémentations orales avec dosage minimum de 36 mg/jour de proanthocyanidine de type A semblent efficaces (pas d’intérêt du jus de cranberry ou des dérivés)
  • La prophylaxie immunoactive = vaccin (non disponible en France) qui a fait la preuve de son efficacité dans des études de haut niveau de preuve.
  • L’oestrogénothérapie locale a également montré son efficacité mais dans des populations plus spécifiques et notamment la femme ménopausée.

En cas d’échec de ces mesures et de plus de 1 épisode par mois, l’antibioprophylaxie au long cours peut être proposée selon les modalités suivantes :

  • Triméthoprime en continu
  • ou Fosfomycine-trométamol, un sachet par semaine
  • ou prise uniquement en période péri-coïtale lorsque les rapports sexuels sont le facteur déclenchants (sans dépasser les doses usuelles = pas de prise à chaque rapport si activité sexuelle importante)
  • Il faut régulièrement réévaluer l’intérêt de cette antibioprophylaxie au long cours




Dans la même catégorie, voir...
Connaître la définition des différents types d'infections des voies urinaires simples ou à risque de complication et leur fréquence respective OIC-161-01-A
Connaître les principaux agents pathogènes à l'origine des infections urinaires et les principaux mécanismes de résistance aux antibiotiques OIC-161-02-A
Connaître les indications des examens complémentaires de première intention en fonction du type d'infection urinaire OIC-161-03-A
Connaître les indications des examens complémentaires de deuxième intention en fonction du type d'infection urinaire OIC-161-04-B
Connaître les principes de réalisation de la bandelette urinaire et son interprétation OIC-161-05-A
Connaître les principes de réalisation et l'interprétation de l'examen cytobactériologique des urines (ECBU) OIC-161-06-A
Connaître la définition d'une colonisation urinaire OIC-161-07-A
Connaître les critères diagnostiques des cystites aiguës (simples, à risque de complication) OIC-161-08-A
Connaître les critères diagnostiques des pyélonéphrites aiguës (cliniques, biologiques, radiologiques) avec ou sans signe de gravité (algorithme) OIC-161-09-A
Connaître le traitement des cystites aiguës simples dont suivi et prévention des récidives OIC-161-10-A
Charger un fichier MAJ l'adresse!!