La démarche diagnostique est détaillée dans l’item 100. En l’absence de marqueur biologique ou radiologique, le diagnostic est clinique, basé sur l’interrogatoire avec les critères diagnostiques de l’ICHD (International Classification of Headache Disorders) et la normalité de l’examen clinique. (évaluation et prise en charge de la douleur aiguë ; évaluation et prise en charge de la douleur chronique ; évaluation et prise en charge de la douleur de l’enfant et du nourrisson)
Écarter une céphalée secondaire
L’interrogatoire repère toute céphalée aiguë, récente et inhabituelle, qui doit être considérée comme secondaire et explorée rapidement. Il recherche les drapeaux rouges qui font suspecter immédiatement une cause grave (l’item 100). Un diagnostic de céphalée primaire ne doit pas être posé lors d’un premier épisode. L’examen clinique est normal dans les céphalées primaires (hormis les signes dysautonomiques d’une crise d’AVF).
Préciser le type de la céphalée primaire
Une fois établi que le patient consulte pour des céphalées habituelles et anciennes (depuis au moins 3 mois, souvent bien plus longtemps), l’interrogatoire se déroule en 5 étapes.
| 1 | Laisser le patient s’exprimer | – Symptômes prédominants
– Préoccupations principales |
| 2 | Caractériser la céphalée | – Durée et fréquence des crises, évolution dans le temps
– Topographie, intensité, type de douleur, facteurs aggravants ou calmants (alimentaires, hormonaux, émotionnels) |
| 3 | Identifier les signes accompagnateurs | – Symptômes « migraineux » : nausées, vomissements, photo-/phonophobie, pulsatilité
– Symptômes « trigémino-autonomiques » : larmoiement, congestion nasale, rhinorrhée, ptosis, myosis, rougeur oculaire, œdème de la paupière – Comportement lors des crises, agitation – Symptômes focaux, élément postural |
| 4 | Resituer le contexte du patient | – Antécédents, contexte, déclencheurs, infections, traumas, voyage, situation psychiatrique, répercussion sur le sommeil, le travail, la vie sociale, la scolarité
– Attentes du patient, croyances sur la maladie |
| 5 | Revoir l’historique des traitements essayés et les traitements actuels | – Traitements de crise et de fond, durée de prise, dose, efficacité, effets secondaires
– Fréquence de la prise médicamenteuse lors des 3 derniers mois (rechercher un abus), efficacité des traitements |
L’examen clinique est normal dans les céphalées primaires
· Les caractéristiques des céphalées permettent le diagnostic (item 100). Le profil temporel est très important : durée des crises sans traitement ; nombre de jours de céphalée par mois ; durée des céphalées sans traitement.
o Céphalées < 15 jours/mois : les principales causes sont la migraine épisodique et la céphalée de tension épisodique.
o Céphalée ≥ 15 jours/mois: céphalée chronique quotidienne (CCQ). On distingue les :
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La démarche diagnostique est détaillée dans l’item 100. En l’absence de marqueur biologique ou radiologique, le diagnostic est clinique, basé sur l’interrogatoire avec les critères diagnostiques de l’ICHD (International Classification of Headache Disorders) et la normalité de l’examen clinique. (évaluation et prise en charge de la douleur aiguë ; évaluation et prise en charge de la douleur chronique ; évaluation et prise en charge de la douleur de l’enfant et du nourrisson)
Écarter une céphalée secondaire
L’interrogatoire repère toute céphalée aiguë, récente et inhabituelle, qui doit être considérée comme secondaire et explorée rapidement. Il recherche les drapeaux rouges qui font suspecter immédiatement une cause grave (l’item 100). Un diagnostic de céphalée primaire ne doit pas être posé lors d’un premier épisode. L’examen clinique est normal dans les céphalées primaires (hormis les signes dysautonomiques d’une crise d’AVF).
Préciser le type de la céphalée primaire
Une fois établi que le patient consulte pour des céphalées habituelles et anciennes (depuis au moins 3 mois, souvent bien plus longtemps), l’interrogatoire se déroule en 5 étapes.
| 1 | Laisser le patient s’exprimer | – Symptômes prédominants
– Préoccupations principales |
| 2 | Caractériser la céphalée | – Durée et fréquence des crises, évolution dans le temps
– Topographie, intensité, type de douleur, facteurs aggravants ou calmants (alimentaires, hormonaux, émotionnels) |
| 3 | Identifier les signes accompagnateurs | – Symptômes « migraineux » : nausées, vomissements, photo-/phonophobie, pulsatilité
– Symptômes « trigémino-autonomiques » : larmoiement, congestion nasale, rhinorrhée, ptosis, myosis, rougeur oculaire, œdème de la paupière – Comportement lors des crises, agitation – Symptômes focaux, élément postural |
| 4 | Resituer le contexte du patient | – Antécédents, contexte, déclencheurs, infections, traumas, voyage, situation psychiatrique, répercussion sur le sommeil, le travail, la vie sociale, la scolarité
– Attentes du patient, croyances sur la maladie |
| 5 | Revoir l’historique des traitements essayés et les traitements actuels | – Traitements de crise et de fond, durée de prise, dose, efficacité, effets secondaires
– Fréquence de la prise médicamenteuse lors des 3 derniers mois (rechercher un abus), efficacité des traitements |
L’examen clinique est normal dans les céphalées primaires
· Les caractéristiques des céphalées permettent le diagnostic (item 100). Le profil temporel est très important : durée des crises sans traitement ; nombre de jours de céphalée par mois ; durée des céphalées sans traitement.
o Céphalées < 15 jours/mois : les principales causes sont la migraine épisodique et la céphalée de tension épisodique.
o Céphalée ≥ 15 jours/mois: céphalée chronique quotidienne (CCQ). On distingue les :