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Connaître les modalités du diagnostic d'une épisclérite, une sclérite OIC-083-05-A

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Connaître les modalités du diagnostic d'une épisclérite, une sclérite OIC-083-05-A

Épisclérite:

Il s'agit d'une inflammation localisée à l'épisclère (située sous la conjonctive), on note une rougeur le plus souvent en secteur ou plus rarement diffuse qui disparaît après instillation d'un collyre vasoconstricteur (Chlorhydrate de phényléphrine ou Néosynéphrine®). La douleur oculaire est modérée. L'examen du segment antérieur est normal mais la lésion prend parfois un aspect de relief nodulaire. Il est nécessaire de rechercher une maladie de système d’emblée comme on le fait dans les sclérites si l’interrogatoire est informatif ou en cas de récidive. L'épisclérite isolée est traitée localement par anti-inflammatoires non stéroïdiens ou corticoïdes.


Sclérite:

Il s'agit d'une inflammation localisée au niveau de la sclère, générant des douleurs oculaires importantes. Ces douleurs sont volontiers insomniantes, réveillant le patient en fin de nuit. Dans ce cas on observe une rougeur plane ou nodulaire, localisée en secteur ou diffuse qui ne disparaît pas à l'instillation du collyre vasoconstricteur. L’existence d’une nécrose sclérale ou d’une kératite périphérique ulcérante sont des marqueurs de gravité.

La sclérite requiert de rechercher une maladie de système ou un processus infectieux sous-jacents:

  • signes articulaires : spondylarthrite ankylosante, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé ;
  • signes vasculaires : périartérite noueuse, granulomatose avec polyangéite (anciennement maladie de Wegener), cryoglobulinémie, plus rarement maladie de Behçet ;
  • signes digestifs : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) ;
  • signes cutanés : psoriasis, lupus ;
  • signes broncho-pulmonaires : tuberculose, polychondrite atrophiante, plus rarement sarcoïdose ;
  • contexte infectieux : herpes ou zona, borréliose, infection locale à pyocyanique.


Dans les cas idiopathiques ou d’origines rhumatologiques le traitement de première ligne consiste à administrer des anti-inflammatoires non stéroïdiens par voie générale. Dans les cas sévères ou associés à une évolution de la maladie générale, les corticoïdes, les immunosuppresseurs ou les biothérapies sont préférés.

Enfin lorsqu’une origine infectieuse est retrouvée, un traitement anti-microbien adapté est systématiquement prescrit.




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Épisclérite:

Il s'agit d'une inflammation localisée à l'épisclère (située sous la conjonctive), on note une rougeur le plus souvent en secteur ou plus rarement diffuse qui disparaît après instillation d'un collyre vasoconstricteur (Chlorhydrate de phényléphrine ou Néosynéphrine®). La douleur oculaire est modérée. L'examen du segment antérieur est normal mais la lésion prend parfois un aspect de relief nodulaire. Il est nécessaire de rechercher une maladie de système d’emblée comme on le fait dans les sclérites si l’interrogatoire est informatif ou en cas de récidive. L'épisclérite isolée est traitée localement par anti-inflammatoires non stéroïdiens ou corticoïdes.


Sclérite:

Il s'agit d'une inflammation localisée au niveau de la sclère, générant des douleurs oculaires importantes. Ces douleurs sont volontiers insomniantes, réveillant le patient en fin de nuit. Dans ce cas on observe une rougeur plane ou nodulaire, localisée en secteur ou diffuse qui ne disparaît pas à l'instillation du collyre vasoconstricteur. L’existence d’une nécrose sclérale ou d’une kératite périphérique ulcérante sont des marqueurs de gravité.

La sclérite requiert de rechercher une maladie de système ou un processus infectieux sous-jacents:

  • signes articulaires : spondylarthrite ankylosante, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux disséminé ;
  • signes vasculaires : périartérite noueuse, granulomatose avec polyangéite (anciennement maladie de Wegener), cryoglobulinémie, plus rarement maladie de Behçet ;
  • signes digestifs : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) ;
  • signes cutanés : psoriasis, lupus ;
  • signes broncho-pulmonaires : tuberculose, polychondrite atrophiante, plus rarement sarcoïdose ;
  • contexte infectieux : herpes ou zona, borréliose, infection locale à pyocyanique.


Dans les cas idiopathiques ou d’origines rhumatologiques le traitement de première ligne consiste à administrer des anti-inflammatoires non stéroïdiens par voie générale. Dans les cas sévères ou associés à une évolution de la maladie générale, les corticoïdes, les immunosuppresseurs ou les biothérapies sont préférés.

Enfin lorsqu’une origine infectieuse est retrouvée, un traitement anti-microbien adapté est systématiquement prescrit.



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