Connaître la fréquence et les facteurs aggravants de la sécheresse oculaire OIC-083-10-B
| Objectif de connaissance
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| Identifiant
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OIC-083-10-B
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| Item parent
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Infections et inflammations oculaires
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| Rang
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B
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| Intitulé
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Connaître la fréquence et les facteurs aggravants de la sécheresse oculaire
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| Description
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| Rubrique
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Epidémiologie
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| Contributeurs
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| Ordre
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10
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La kératoconjonctivite sèche ou sécheresse oculaire se présente donc sous la forme d’une rougeur oculaire habituellement modérée associée à une sensation de grains de sable ou à des douleurs oculaires superficielles ; ces signes sont secondaires à une atteinte de l'épithélium conjonctival, associée ou non à une atteinte épithéliale cornéenne, par altération de la trophicité des cellules épithéliales. Les syndromes secs sévères peuvent entrainer une baisse d'acuité visuelle par atteinte épithéliale cornéenne centrale ou simplement par rupture prolongée du film lacrymal altérant la qualité du dioptre cornéen.
Le diagnostic repose sur :
- un examen quantitatif de la sécrétion lacrymale : le test de Schirmer. Réalisé sans anesthésie, il consiste à placer une bandelette de papier graduée au niveau du cul de sac conjonctival inférieur et à mesurer la zone humidifiée après 5 minutes. L’hyposécrétion est franche si l’imprégnation est inférieure à 5 mm ;
- une estimation quantitative de la qualité du film lacrymal : le temps de rupture du film lacrymal ou Break- Up Time (BUT). Après instillation d'une goutte de fluorescéine dans le cul-de-sac conjonctival inférieur, celle-ci se répartit dans le film lacrymal lors des clignements permettant sa visualisation avec un filtre bleu. On peut alors analyser la stabilité du film lacrymal en demandant au patient de ne plus cligner et en chronométrant le délai de rupture spontanée ;
- un examen de la surface cornéenne par instillation d'une goutte de fluorescéine qui montre la kératopathie épithéliale ponctuée à l’examen en lumière bleue, et plus encore si l’on s’aide d’un filtre jaune
- un examen de la surface conjonctivale par la même technique de fluorescéine qui permet de grader la kératoconjonctivite sèche (classification d’Oxford) ou après application de vert de lissamine (peu utilisé en pratique clinique) qui colore les cellules épithéliales moribondes dans la zone d'ouverture palpébrale.
Les causes d’hyposécrétion lacrymale sont rattachées :
- le plus souvent à une involution des glandes lacrymales liée à l'âge, à une origine iatrogène médicamenteuse ou à une altération de l’arc réflexe ;
- parfois à la destruction progressive des glandes lacrymales au cours d’un syndrome de Gougerot-Sjögren,
- plus rarement d’une réaction du greffon contre l’hôte ou d’une atteinte radique.
Les causes d’altérations lacrymales qualitatives sont liées :
- à une hyper-évaporation par dysfonctionnement meibomien au cours de la rosacée +++ ou d’autres atteintes inflammatoires meibomiennes chroniques, d’application prolongée de conservateurs ou de prise d’isotrétinoïne ;
- à un déficit de la composante muqueuse lors des atteintes conjonctivales inflammatoires ou fibrosantes (pemphigoïde cicatricielle oculaire, syndrome de Steven-Johnson, brulure chimique), d’infections locales étendues ou d’agressions environnementales importantes.