L’ingestion de produits inconnus et/ou dangereux peut engendrer des troubles de santé qui menacent la vie de plusieurs milliers d’individus, à l’origine de nouveaux types de crise sanitaire.
Ces risques sont plus importants pour les pays en développement qui sont les moins protégés contre les trafics de produits de santé.
Ne sont détaillés ici que les risques liés à la santé publique (excluant ainsi les risques liés à l’économie, l’innovation, l’environnement, l’emploi…).
Non seulement les produits ne contenant aucun principe actif ne permettent pas la guérison des malades, mais ils les détournent des thérapeutiques efficaces et retardent la bonne prise en charge de situations parfois urgentes. Ces produits peuvent se révéler aussi dangereux voire mortels que les faux médicaments contenant des poisons ou des produits non autorisés.
Exemple : en 2012, aux Etats-Unis, un anticancéreux Avastin® ne contenant aucun principe actif a été retrouvé dans 19 cabinets médicaux.
Sous-dosé, le médicament ne peut être efficace.
La prise sur du long terme d’un produit contrefait sous-dosé pourra aussi entraîner une pharmaco-résistance, en particulier lorsqu’il s’agit d’antibiotiques ou d’antiparasitaires (traitements antipaludéens, contre le VIH ou encore la tuberculose). Cette résistance acquise lors de la prise sur du long terme peut empêcher l’efficacité des thérapeutiques contre la maladie et induit un risque supplémentaire pour la santé publique.
Exemple : en 2009, en Tanzanie, un traitement antipaludéen Metakelfin® ne contenant pas assez de principe actif a été découvert dans 40 pharmacies du pays.
Dans ces cas-là, il y a des risques de surdosage pour le patient, et d’apparition d’effets indésirables.
Exemple : en 2009, en Chine, des hypoglycémiants contenant 6 fois la dose normale de glibenclamide ont entraîné la mort de 2 patients et 9 autres ont été hospitalisés.
Dans certains cas, le principe actif peut être remplacé par de l’amidon de maïs, de la fécule de pomme de terre, ou encore du sérum physiologique.
Parfois, c’est la présence de substances toxiques qui est retrouvée, ce qui peut s’avérer être gravissime pour le patient, voire conduire à sa mort. Elles sont décrites ci-dessous.
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L’ingestion de produits inconnus et/ou dangereux peut engendrer des troubles de santé qui menacent la vie de plusieurs milliers d’individus, à l’origine de nouveaux types de crise sanitaire.
Ces risques sont plus importants pour les pays en développement qui sont les moins protégés contre les trafics de produits de santé.
Ne sont détaillés ici que les risques liés à la santé publique (excluant ainsi les risques liés à l’économie, l’innovation, l’environnement, l’emploi…).
Non seulement les produits ne contenant aucun principe actif ne permettent pas la guérison des malades, mais ils les détournent des thérapeutiques efficaces et retardent la bonne prise en charge de situations parfois urgentes. Ces produits peuvent se révéler aussi dangereux voire mortels que les faux médicaments contenant des poisons ou des produits non autorisés.
Exemple : en 2012, aux Etats-Unis, un anticancéreux Avastin® ne contenant aucun principe actif a été retrouvé dans 19 cabinets médicaux.
Sous-dosé, le médicament ne peut être efficace.
La prise sur du long terme d’un produit contrefait sous-dosé pourra aussi entraîner une pharmaco-résistance, en particulier lorsqu’il s’agit d’antibiotiques ou d’antiparasitaires (traitements antipaludéens, contre le VIH ou encore la tuberculose). Cette résistance acquise lors de la prise sur du long terme peut empêcher l’efficacité des thérapeutiques contre la maladie et induit un risque supplémentaire pour la santé publique.
Exemple : en 2009, en Tanzanie, un traitement antipaludéen Metakelfin® ne contenant pas assez de principe actif a été découvert dans 40 pharmacies du pays.
Dans ces cas-là, il y a des risques de surdosage pour le patient, et d’apparition d’effets indésirables.
Exemple : en 2009, en Chine, des hypoglycémiants contenant 6 fois la dose normale de glibenclamide ont entraîné la mort de 2 patients et 9 autres ont été hospitalisés.
Dans certains cas, le principe actif peut être remplacé par de l’amidon de maïs, de la fécule de pomme de terre, ou encore du sérum physiologique.
Parfois, c’est la présence de substances toxiques qui est retrouvée, ce qui peut s’avérer être gravissime pour le patient, voire conduire à sa mort. Elles sont décrites ci-dessous.