Identifier les tachycardies jonctionnelles OIC-231-16-A
Les tachycardies jonctionnelles sont des :
- Tachycardies par réentrée dont le circuit emprunte le nœud atrioventriculaire (NAV). Elles sont donc arrêtées par les manœuvres vagales ou l’injection d’adénosine (qui bloquent la conduction dans le NAV),
- Tachycardie à début et fin brusques, toujours régulière avec rapport A/V à 1 et ondes P’ rétrogrades (négatives dans les dérivations inférieures) après le QRS (parfois non visibles masquées dans le QRS.
- Les palpitations à début et fins brusques définissent la maladie de Bouveret.
On distingue 2 types de tachycardies jonctionnelles :
- Tachycardie par réentrée intra-nodale :
- Circuit de réentrée localisé dans le NAV lié à la présence d’une voie rapide et d’une voie lente,
- Ondes P’ rétrogrades « collées » au QRS (parfois non visibles).
- Tachycardie sur voie accessoire (faisceau de Kent, Wolff-Parkinson-White) :
- Circuit de réentrée qui descend par le NAV et remonte par une voie accessoire (le plus fréquent, QRS fins, on parle de tachycardie orthodromique) ou circuit qui descend par une voie accessoire et remonte par le NAV (QRS larges, on parle de tachycardie antidromique),
- Ondes P’ plus à distance du QRS (>80 ms),
- Syndrome de Wolff-Parkinson-White : aspect ECG en rythme sinusal signant la présence d’une voie accessoire avec conduction antérograde ; se définit par une préexcitation ventriculaire avec PR court (<120ms) et onde delta (aspect empâté du pied du QRS). L’absence de syndrome de WPW en rythme sinusal n’élimine pas une voie accessoire lors d’une tachycardie jonctionelle.