Lors de la rédaction d’un certificat médical initial, chaque lésion sera à décrire selon un plan identique en veillant à mentionner : type de lésion, couleur, taille et forme, localisation (par rapport à des repères anatomiques).
Types de lésions élémentaires :
o Érythème :
Rougeur, ne persistant que quelques heures et lié à la vasodilatation des vaisseaux superficiels sans suffusion hémorragique sous cutanée.
Mécanisme lésionnel : contondant plat (qui provient d’un écrasement d’un objet dit contondant avec sur le revêtement cutané), par exemple : une gifle.
o Contusions :
Suffusion hémorragique sous cutanée, sans cavité sanguine néoformée. A la palpation on pourra percevoir un œdème, mou, mais pas de cavité néoformée.
Mécanisme lésionnel : contondant (l’ecchymose peut reproduire la forme de l’objet contondant), écrasement, broiement.
Suffusion hémorragique sous cutanée, avec cavité sanguine néoformée. Le relief de la cavité sanguine néoformée est perceptible à la palpation de la peau.
Mécanisme lésionnel : contondant, écrasement, broiement.
La coloration des contusions est liée au cycle de dégradation de l’hémoglobine par les cellules macrophagiques. Il n’existe pas de règle absolue concernant l’évolution de cette coloration. Une contusion bleutée, rouge, violacée sera plutôt récente alors qu’une contusion jaunâtre, verdâtre ou brunâtre sera plutôt ancienne. Une contusion ne doit jamais être datée précisément sur la simple description clinique.
o Abrasion / érosion / excoriation :
Perte de la partie superficielle du revêtement cutanée. L’abrasion peut devenir crouteuse en quelques heures.
Mécanisme lésionnel en cas d’abrasion fine et linéaire ou arciforme : frottement ou déplacement d’un objet piquant/tranchant/coupant sur la peau.
Mécanisme lésionnel en cas d’abrasion plus étendue : frottement.
o Plaies
Rupture de la solution de continuité du revêtement cutanée (« ouverture » de la peau).
On distingue les plaies superficielles (atteignant l’hypoderme) des plaies profondes. On veillera à examiner les berges (bords) de ces plaies.
Mécanisme : piquant, tranchant, coupant.
Mécanisme : contondant, écrasement, déchirement.
On distinguera classiquement un orifice d’entrée et un orifice de sortie.
o Lésions viscérales, fractures :
Ces lésions peuvent résulter de différents mécanismes, notamment contondant (fracture hépatique par exemple) ou piquant (plaie pulmonaire suite à des coups de couteaux thoraciques par exemple). Elles seront le plus fréquemment décrites à partir des examens d’imagerie réalisés.
o Lésions cicatricielles
Les abrasions, excoriations et différentes plaies pourront évoluer en lésions cicatricielles. Ces lésions sont particulièrement importantes à décrire dans le cadre de violences chroniques (maltraitance par exemple). Les lésions cicatricielles pourront être rosées (début de cicatrisation), puis hyper ou hypo pigmentées, planes ou chéloïdes.
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Lors de la rédaction d’un certificat médical initial, chaque lésion sera à décrire selon un plan identique en veillant à mentionner : type de lésion, couleur, taille et forme, localisation (par rapport à des repères anatomiques).
Types de lésions élémentaires :
o Érythème :
Rougeur, ne persistant que quelques heures et lié à la vasodilatation des vaisseaux superficiels sans suffusion hémorragique sous cutanée.
Mécanisme lésionnel : contondant plat (qui provient d’un écrasement d’un objet dit contondant avec sur le revêtement cutané), par exemple : une gifle.
o Contusions :
Suffusion hémorragique sous cutanée, sans cavité sanguine néoformée. A la palpation on pourra percevoir un œdème, mou, mais pas de cavité néoformée.
Mécanisme lésionnel : contondant (l’ecchymose peut reproduire la forme de l’objet contondant), écrasement, broiement.
Suffusion hémorragique sous cutanée, avec cavité sanguine néoformée. Le relief de la cavité sanguine néoformée est perceptible à la palpation de la peau.
Mécanisme lésionnel : contondant, écrasement, broiement.
La coloration des contusions est liée au cycle de dégradation de l’hémoglobine par les cellules macrophagiques. Il n’existe pas de règle absolue concernant l’évolution de cette coloration. Une contusion bleutée, rouge, violacée sera plutôt récente alors qu’une contusion jaunâtre, verdâtre ou brunâtre sera plutôt ancienne. Une contusion ne doit jamais être datée précisément sur la simple description clinique.
o Abrasion / érosion / excoriation :
Perte de la partie superficielle du revêtement cutanée. L’abrasion peut devenir crouteuse en quelques heures.
Mécanisme lésionnel en cas d’abrasion fine et linéaire ou arciforme : frottement ou déplacement d’un objet piquant/tranchant/coupant sur la peau.
Mécanisme lésionnel en cas d’abrasion plus étendue : frottement.
o Plaies
Rupture de la solution de continuité du revêtement cutanée (« ouverture » de la peau).
On distingue les plaies superficielles (atteignant l’hypoderme) des plaies profondes. On veillera à examiner les berges (bords) de ces plaies.
Mécanisme : piquant, tranchant, coupant.
Mécanisme : contondant, écrasement, déchirement.
On distinguera classiquement un orifice d’entrée et un orifice de sortie.
o Lésions viscérales, fractures :
Ces lésions peuvent résulter de différents mécanismes, notamment contondant (fracture hépatique par exemple) ou piquant (plaie pulmonaire suite à des coups de couteaux thoraciques par exemple). Elles seront le plus fréquemment décrites à partir des examens d’imagerie réalisés.
o Lésions cicatricielles
Les abrasions, excoriations et différentes plaies pourront évoluer en lésions cicatricielles. Ces lésions sont particulièrement importantes à décrire dans le cadre de violences chroniques (maltraitance par exemple). Les lésions cicatricielles pourront être rosées (début de cicatrisation), puis hyper ou hypo pigmentées, planes ou chéloïdes.