En Europe, on distingue trois modèles d’organisation des systèmes de santé : le modèle du service national de santé, universel, financé essentiellement par l’impôt (Royaume-Uni) ou modèle beveridgien (nom du père du système de sécurité sociale britannique, William Beveridge). Le modèle des assurances sociales, dans lequel l’assurance maladie est liée au statut professionnel, financée par des cotisations assises sur les salaires et gérée par des caisses administrées par les partenaires sociaux, qui passent contrat avec des offreurs de soins indépendants (modèle bismarkien du nom du Chancelier allemand Bismarck, à l’origine du modèle à la fin du XIXème siècle). Le modèle libéral où la protection contre la maladie de la population est facultative et assurée par des contrats d’assurance privée. On observe une convergence dans les modalités de financement des systèmes de santé avec une mixité du financement. Des systèmes dont le financement était fiscalisé, comme le modèle du Royaume-Uni, ont introduit des contributions sociales. En outre, le Royaume-Uni permet aux personnes d'acquérir une assurance santé individuelle par le paiement d'une assurance privée. A contrario, le système allemand a ajouté des revenus fiscaux aux ressources assurantielles du financement de la santé. En outre, les personnes dont les revenus sont les plus élevés de souscrire à une assurance santé privée qui remplace totalement, contrairement à la situation du Royaume-Uni, l'assurance santé publique. La France a mis en place à partir de 1993 une fiscalisation progressive du financement de son système de santé en instaurant la contribution sociale généralisée (CSG). Il ne reste que les indemnités journalières en cas d'arrêt de travail d'un salarié qui restent financées par les cotisations sociales.
♥∞
En Europe, on distingue trois modèles d’organisation des systèmes de santé : le modèle du service national de santé, universel, financé essentiellement par l’impôt (Royaume-Uni) ou modèle beveridgien (nom du père du système de sécurité sociale britannique, William Beveridge). Le modèle des assurances sociales, dans lequel l’assurance maladie est liée au statut professionnel, financée par des cotisations assises sur les salaires et gérée par des caisses administrées par les partenaires sociaux, qui passent contrat avec des offreurs de soins indépendants (modèle bismarkien du nom du Chancelier allemand Bismarck, à l’origine du modèle à la fin du XIXème siècle). Le modèle libéral où la protection contre la maladie de la population est facultative et assurée par des contrats d’assurance privée. On observe une convergence dans les modalités de financement des systèmes de santé avec une mixité du financement. Des systèmes dont le financement était fiscalisé, comme le modèle du Royaume-Uni, ont introduit des contributions sociales. En outre, le Royaume-Uni permet aux personnes d'acquérir une assurance santé individuelle par le paiement d'une assurance privée. A contrario, le système allemand a ajouté des revenus fiscaux aux ressources assurantielles du financement de la santé. En outre, les personnes dont les revenus sont les plus élevés de souscrire à une assurance santé privée qui remplace totalement, contrairement à la situation du Royaume-Uni, l'assurance santé publique. La France a mis en place à partir de 1993 une fiscalisation progressive du financement de son système de santé en instaurant la contribution sociale généralisée (CSG). Il ne reste que les indemnités journalières en cas d'arrêt de travail d'un salarié qui restent financées par les cotisations sociales.