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Connaître les évolutions quantitatives du recours aux soins OIC-016-15-B

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Connaître les évolutions quantitatives du recours aux soins OIC-016-15-B


Selon une étude de la DREES, 12 millions de personnes avaient été hospitalisées en court séjour en 2018. Le nombre moyen de séjours par personne hospitalisée est égal à 1,5, ce qui représente 18 millions d’hospitalisations[1].

Le taux de recours, élevé avant l’âge de 1 an, est faible entre 1 et 18 ans. Il augmente ensuite progressivement avec l’âge, avec un pic féminin aux âges de la maternité, et atteint 500 pour 1 000 habitants à partir de 70 ans pour les hommes et de 75 ans pour les femmes.

Selon la classification internationale des maladies (10e révision : CIM-10), les motifs de recours les plus fréquents, tous âges confondus, sont :

-       les maladies de l’appareil digestif (intégrant l’odontologie),

-       les tumeurs et

-       les maladies de l’appareil circulatoire.

Cette hiérarchie des motifs de recours évolue toutefois avec l’âge : avant 15 ans, ce sont les maladies de l’appareil respiratoire qui prédominent, puis entre 15 et 44 ans, les recours liés à la fécondité, alors qu’entre 45 et 64 ans, ce sont les maladies de l’appareil digestif, entre 65 et 84 ans, les tumeurs et, pour les plus âgés, les maladies de l’appareil circulatoire.


Entre 2010 et 2018, le nombre de patients hospitalisés en court séjour a augmenté de 8 % et celui des hospitalisations de 10 %. Les taux standardisés sur l’âge, qui prennent en compte l’augmentation et le vieillissement de la population, ont respectivement augmenté de 2 % et de 2,5 %.


Le taux de chirurgie ambulatoire national en 2018 a été de 57,6 % en progression de seulement 1,7 point par rapport à 2017. Comparé aux progressions observées de 2014 à 2017 (+2,1%, +1,9%, +2,2%, +1,8 %) ce résultat confirme le tassement de la croissance de la chirurgie ambulatoire entre 2017 et 2018, l’objectif affiché par les autorités de santé étant de 70%.



On observe en France des inégalités sociales d'utilisation des services de santé, comme dans la plupart des pays européens, c'est-à-dire des différences de consommation de soins entre groupes sociaux à état de santé donné.

On constate en France, comme dans la plupart des pays d’Europe des inégalités sociales de recours aux soins, c’est-à-dire des différences de consommation de soins à besoins de soins donnés. Ces différences sont d’autant plus fortes pour les recours aux soins de spécialistes et le recours aux soins préventifs. La France fait partie des pays où les inégalités sont les plus fortes.

Plusieurs raisons peuvent expliquer le mondre recours des personnes moins éduquées ou de revenus plus faibles aux soins préventifs :

-       les  barrières informationnelles concernant les risques encourus ou la méconnaissance des filières de soins

-       les barrières culturelles avec un rapport au corps différent et une plus forte préférence pour le present, associée à une plus faible aversion au risqué. Il peut aussi s’agit d’une défiance vis-àvis du système de soins

-       les barrières financières avec les personnes les plus pauvres déclarant plus souvent avoir dû renoncer à des soins pour des raisons.

En ce qui concerne les soins curatifs, un sondage réalisé par l’Institut Opinionway pour le journal Les Échos et Harmonie Mutuelle, 59% des personnes interrogées affirmaient avoir renoncé à des soins médicaux au cours des douze mois précédant l’enquête, dont 29% pour des raisons financières en 2019. Parmi les répondants, les jeunes actifs de 25 à 34 ans étaient les plus nombreux (37%) à invoquer ce motif. Ce renoncement aux soins touchait avant tout les personnes disposant des revenus les plus faibles ou qui avaient un pouvoir d’achat en baisse. Les soins qui faisaient l’objet de plus de renoncement étaient les soins dentaires (61%), le changement de montures (55%), les bilans de santé complets (34%) ou les consultations en cardiologie (22%).

Plusieurs facteurs peuvent expliquer le renoncement aux soins. Il s’agit d’une partdes facteurs liés à la protection sociale et à l’offre de soins : absence de complémentaire santé, dépassements d’honoraires, augmentation de la participation financière des patients, organisation territoriale de l’offre. D’autre part, il peut s’agir de facteurs liés aux individus comme le rapport personnel à la santé, la possibilité de se tourner vers des méthodes alternatives…

Les pouvoirs ont mis en place un certain nombre de mesures pour lutter contre le renoncement aux soins. Parmi elles, on dénombre :

  • la maîtrise du reste à charge des ménages en matière de santé, en ne recourant pas ou plus aux dispositifs de "responsabilisation" à destination des ménages qui passent par des contraintes financières ou un moindre remboursement (franchises, forfaits, déremboursements de soins ou de médicaments, par exemple) ;
  • la solvabilisation des dépenses de santé des plus modestes, afin qu’ils aient accès à une complémentaire santé (via des dispositifs comme la complémentaire santé solidaire) ;
  • la mise en place de mesures spécifiques destinées à bloquer les prix de certaines prestations des offreurs de santé, afin qu’ils maîtrisent leurs coûts par des dispositifs comme le "100% santé", ou par des mesures d’engagement des professionnels de santé à ne pas pratiquer de dépassements d’honoraires.

[1] https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2020-12/er1168.pdf




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Selon une étude de la DREES, 12 millions de personnes avaient été hospitalisées en court séjour en 2018. Le nombre moyen de séjours par personne hospitalisée est égal à 1,5, ce qui représente 18 millions d’hospitalisations[1].

Le taux de recours, élevé avant l’âge de 1 an, est faible entre 1 et 18 ans. Il augmente ensuite progressivement avec l’âge, avec un pic féminin aux âges de la maternité, et atteint 500 pour 1 000 habitants à partir de 70 ans pour les hommes et de 75 ans pour les femmes.

Selon la classification internationale des maladies (10e révision : CIM-10), les motifs de recours les plus fréquents, tous âges confondus, sont :

-       les maladies de l’appareil digestif (intégrant l’odontologie),

-       les tumeurs et

-       les maladies de l’appareil circulatoire.

Cette hiérarchie des motifs de recours évolue toutefois avec l’âge : avant 15 ans, ce sont les maladies de l’appareil respiratoire qui prédominent, puis entre 15 et 44 ans, les recours liés à la fécondité, alors qu’entre 45 et 64 ans, ce sont les maladies de l’appareil digestif, entre 65 et 84 ans, les tumeurs et, pour les plus âgés, les maladies de l’appareil circulatoire.


Entre 2010 et 2018, le nombre de patients hospitalisés en court séjour a augmenté de 8 % et celui des hospitalisations de 10 %. Les taux standardisés sur l’âge, qui prennent en compte l’augmentation et le vieillissement de la population, ont respectivement augmenté de 2 % et de 2,5 %.


Le taux de chirurgie ambulatoire national en 2018 a été de 57,6 % en progression de seulement 1,7 point par rapport à 2017. Comparé aux progressions observées de 2014 à 2017 (+2,1%, +1,9%, +2,2%, +1,8 %) ce résultat confirme le tassement de la croissance de la chirurgie ambulatoire entre 2017 et 2018, l’objectif affiché par les autorités de santé étant de 70%.



On observe en France des inégalités sociales d'utilisation des services de santé, comme dans la plupart des pays européens, c'est-à-dire des différences de consommation de soins entre groupes sociaux à état de santé donné.

On constate en France, comme dans la plupart des pays d’Europe des inégalités sociales de recours aux soins, c’est-à-dire des différences de consommation de soins à besoins de soins donnés. Ces différences sont d’autant plus fortes pour les recours aux soins de spécialistes et le recours aux soins préventifs. La France fait partie des pays où les inégalités sont les plus fortes.

Plusieurs raisons peuvent expliquer le mondre recours des personnes moins éduquées ou de revenus plus faibles aux soins préventifs :

-       les  barrières informationnelles concernant les risques encourus ou la méconnaissance des filières de soins

-       les barrières culturelles avec un rapport au corps différent et une plus forte préférence pour le present, associée à une plus faible aversion au risqué. Il peut aussi s’agit d’une défiance vis-àvis du système de soins

-       les barrières financières avec les personnes les plus pauvres déclarant plus souvent avoir dû renoncer à des soins pour des raisons.

En ce qui concerne les soins curatifs, un sondage réalisé par l’Institut Opinionway pour le journal Les Échos et Harmonie Mutuelle, 59% des personnes interrogées affirmaient avoir renoncé à des soins médicaux au cours des douze mois précédant l’enquête, dont 29% pour des raisons financières en 2019. Parmi les répondants, les jeunes actifs de 25 à 34 ans étaient les plus nombreux (37%) à invoquer ce motif. Ce renoncement aux soins touchait avant tout les personnes disposant des revenus les plus faibles ou qui avaient un pouvoir d’achat en baisse. Les soins qui faisaient l’objet de plus de renoncement étaient les soins dentaires (61%), le changement de montures (55%), les bilans de santé complets (34%) ou les consultations en cardiologie (22%).

Plusieurs facteurs peuvent expliquer le renoncement aux soins. Il s’agit d’une partdes facteurs liés à la protection sociale et à l’offre de soins : absence de complémentaire santé, dépassements d’honoraires, augmentation de la participation financière des patients, organisation territoriale de l’offre. D’autre part, il peut s’agir de facteurs liés aux individus comme le rapport personnel à la santé, la possibilité de se tourner vers des méthodes alternatives…

Les pouvoirs ont mis en place un certain nombre de mesures pour lutter contre le renoncement aux soins. Parmi elles, on dénombre :

  • la maîtrise du reste à charge des ménages en matière de santé, en ne recourant pas ou plus aux dispositifs de "responsabilisation" à destination des ménages qui passent par des contraintes financières ou un moindre remboursement (franchises, forfaits, déremboursements de soins ou de médicaments, par exemple) ;
  • la solvabilisation des dépenses de santé des plus modestes, afin qu’ils aient accès à une complémentaire santé (via des dispositifs comme la complémentaire santé solidaire) ;
  • la mise en place de mesures spécifiques destinées à bloquer les prix de certaines prestations des offreurs de santé, afin qu’ils maîtrisent leurs coûts par des dispositifs comme le "100% santé", ou par des mesures d’engagement des professionnels de santé à ne pas pratiquer de dépassements d’honoraires.

[1] https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2020-12/er1168.pdf



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