o Contexte :
▫ Examen dans un lieu calme si possible par un binôme médecin - infirmier ou médecin - sage-femme ;
▫ Informations et explications à la victime des étapes de l’examen et des prélèvements qui vont être réalisés ;
▫ Recueil du consentement oral pour l’examen et les prélèvements ;
▫ Entretien empathique, non intrusif et non culpabilisant ;
En conclusion de l’entretien : synthèse des observations et demander à la victime si elle à des questions.
o Entretien :
Sur le plan des circonstances :
▫ Le lieu, la date et l’heure des faits allégués ;
▫ Le nombre d’agresseurs ;
▫ La prise de toxique ou tout élément évoquant une soumission chimique.
Sur le plan des violences associées :
▫ Les types de coups et leurs localisations ?
▫ Les éventuelles violences psychologiques (insultes, menaces...) ?
▫ Les éventuelles menaces avec une arme ?
▫ Les éventuels comportements de défense de la victime (griffure de l’agresseur ?) ?
Sur le plan des violences sexuelles :
▫ Déterminer s’il y a eu pénétration (le type : pénienne, digitale, instrumentale / la localisation : vaginale, anale, orale) ;
▫ Le port ou non de préservatif ;
▫ Une éventuelle éjaculation et sa localisation.
Préciser le comportement depuis les faits
▫ Douche ;
▫ Exonération anale / miction ;
▫ Changement de vêtements ;
▫ Prise de traitements ou de substances psycho actives.
Préciser les antécédents :
▫ Déterminer si la personne est vulnérable (âge, existence d’un handicap physique ou psychologique...) ;
▫ L’état de santé antérieur ;
▫ Sur le plan gynécologique :
Date des dernières règles ;
Date des derniers rapports consentis en précisant s’ils étaient protégés ou non ;
Grossesse(s) antérieure(s) et mode d’accouchement ;
Pathologies gynécologiques ou anales ;
Contraceptifs.
Préciser la symptomatologie :
▫ Troubles de la sphère génito-anale : douleurs vulvaires ou anales, brûlures mictionnelles ou anales, pertes vaginales ou anales, saignements ;
▫ Douleurs abdominales ;
▫ Douleurs musculaires ou articulaires en rapport avec d’éventuelles violences physiques associées ;
▫ En rapport avec une éventuelle soumission chimique : malaise généralisé, troubles neuropsychologiques et notamment amnésie ;
▫ Noter le retentissement général et psychologique des faits allégués (recherche d’un risque suicidaire notamment).
o Examen clinique :
-Décrire précisément les lésions physiques de violence associées ;
-Décrire les lésions en rapport avec d’éventuelles pénétrations :
Vaginale :
▫ À l’inspection : recherche de lésions traumatiques vulvaires, hyménales (traction divergente des grandes lèvres) ;
▫ À la sonde à ballonnet de Foley (Iconographie 7): distinction rupture complète/incomplète de l’hymen, estimation de la taille de l’orifice hyménéal ;
▫ Au spéculum : recherche de lésions des parois vaginales, des culs-de-sac, du col utérin, recherche d’écoulement, de corps étrangers ;
▫ Au toucher vaginal : recherche de douleurs ;
Anale :
▫ À l’inspection : recherche de lésions des plis radiés de la marge anale après déplissement (érosion, fissure, ecchymose, hématome) ;
▫ Au toucher rectal : recherche de douleurs et de troubles de tonicité du sphincter ;
Buccale :
▫ À l’inspection : recherche de lésions traumatiques : piqueté pétéchial de la muqueuse buccale, érythème ou contusion du frein de la langue (lésions peu spécifiques et rarement retrouvées en pratique).
-Décrire les signes en rapport avec une soumission chimique (Soumission chimique[1]= fait de donner volontairement à une victime une substance psycho active dans un but criminel (viol) ou délictuel (vol)) :
▫ Examen neurologique et notamment diamètre pupillaire ;
▫ Recherche de sites d’injections.
-Examen des vêtements et sous-vêtements.
o Prélèvements :
-À visée médico-légale génétique (afin de caractériser l’ADN d’un éventuel agresseur) : prélèvements sur des écouvillons secs, étiquetés (identité de la victime et localisation), en conditions stériles, en double exemplaire, à conserver au congélateur et à l’abri de la lumière. Ils seront réalisés en fonction des données de l’interrogatoire, sur les zones de contact et d’éjaculation.
-À visée médico-légale toxicologique (afin de mettre en évidence une éventuelle soumission chimique) : prélèvements de sang (<72h) et d’urine (<120h) ou de cheveux à distance des faits (01 mois).
- À visée médicale :
-Bilan biologique pré-trithérapie si indiquée ;
-ßHCG sanguin.
o Mesures thérapeutiques :
-Sur le plan médical :
-Prise en charge du risque de grossesse et d’IST ;
-Explications concernant la nécessité de rapports protégés en cas de risque infectieux ;
-Prise en charge antalgique si nécessaire ;
-Proposer un suivi médical adapté (surveillance de la tolérance de la trithérapie, bilans biologiques des IST à 6 semaines et 3 mois à minima),
-Sur le plan médico-légal/psychologique/social .
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o Contexte :
▫ Examen dans un lieu calme si possible par un binôme médecin - infirmier ou médecin - sage-femme ;
▫ Informations et explications à la victime des étapes de l’examen et des prélèvements qui vont être réalisés ;
▫ Recueil du consentement oral pour l’examen et les prélèvements ;
▫ Entretien empathique, non intrusif et non culpabilisant ;
En conclusion de l’entretien : synthèse des observations et demander à la victime si elle à des questions.
o Entretien :
Sur le plan des circonstances :
▫ Le lieu, la date et l’heure des faits allégués ;
▫ Le nombre d’agresseurs ;
▫ La prise de toxique ou tout élément évoquant une soumission chimique.
Sur le plan des violences associées :
▫ Les types de coups et leurs localisations ?
▫ Les éventuelles violences psychologiques (insultes, menaces...) ?
▫ Les éventuelles menaces avec une arme ?
▫ Les éventuels comportements de défense de la victime (griffure de l’agresseur ?) ?
Sur le plan des violences sexuelles :
▫ Déterminer s’il y a eu pénétration (le type : pénienne, digitale, instrumentale / la localisation : vaginale, anale, orale) ;
▫ Le port ou non de préservatif ;
▫ Une éventuelle éjaculation et sa localisation.
Préciser le comportement depuis les faits
▫ Douche ;
▫ Exonération anale / miction ;
▫ Changement de vêtements ;
▫ Prise de traitements ou de substances psycho actives.
Préciser les antécédents :
▫ Déterminer si la personne est vulnérable (âge, existence d’un handicap physique ou psychologique...) ;
▫ L’état de santé antérieur ;
▫ Sur le plan gynécologique :
Date des dernières règles ;
Date des derniers rapports consentis en précisant s’ils étaient protégés ou non ;
Grossesse(s) antérieure(s) et mode d’accouchement ;
Pathologies gynécologiques ou anales ;
Contraceptifs.
Préciser la symptomatologie :
▫ Troubles de la sphère génito-anale : douleurs vulvaires ou anales, brûlures mictionnelles ou anales, pertes vaginales ou anales, saignements ;
▫ Douleurs abdominales ;
▫ Douleurs musculaires ou articulaires en rapport avec d’éventuelles violences physiques associées ;
▫ En rapport avec une éventuelle soumission chimique : malaise généralisé, troubles neuropsychologiques et notamment amnésie ;
▫ Noter le retentissement général et psychologique des faits allégués (recherche d’un risque suicidaire notamment).
o Examen clinique :
-Décrire précisément les lésions physiques de violence associées ;
-Décrire les lésions en rapport avec d’éventuelles pénétrations :
Vaginale :
▫ À l’inspection : recherche de lésions traumatiques vulvaires, hyménales (traction divergente des grandes lèvres) ;
▫ À la sonde à ballonnet de Foley (Iconographie 7): distinction rupture complète/incomplète de l’hymen, estimation de la taille de l’orifice hyménéal ;
▫ Au spéculum : recherche de lésions des parois vaginales, des culs-de-sac, du col utérin, recherche d’écoulement, de corps étrangers ;
▫ Au toucher vaginal : recherche de douleurs ;
Anale :
▫ À l’inspection : recherche de lésions des plis radiés de la marge anale après déplissement (érosion, fissure, ecchymose, hématome) ;
▫ Au toucher rectal : recherche de douleurs et de troubles de tonicité du sphincter ;
Buccale :
▫ À l’inspection : recherche de lésions traumatiques : piqueté pétéchial de la muqueuse buccale, érythème ou contusion du frein de la langue (lésions peu spécifiques et rarement retrouvées en pratique).
-Décrire les signes en rapport avec une soumission chimique (Soumission chimique[1]= fait de donner volontairement à une victime une substance psycho active dans un but criminel (viol) ou délictuel (vol)) :
▫ Examen neurologique et notamment diamètre pupillaire ;
▫ Recherche de sites d’injections.
-Examen des vêtements et sous-vêtements.
o Prélèvements :
-À visée médico-légale génétique (afin de caractériser l’ADN d’un éventuel agresseur) : prélèvements sur des écouvillons secs, étiquetés (identité de la victime et localisation), en conditions stériles, en double exemplaire, à conserver au congélateur et à l’abri de la lumière. Ils seront réalisés en fonction des données de l’interrogatoire, sur les zones de contact et d’éjaculation.
-À visée médico-légale toxicologique (afin de mettre en évidence une éventuelle soumission chimique) : prélèvements de sang (<72h) et d’urine (<120h) ou de cheveux à distance des faits (01 mois).
- À visée médicale :
-Bilan biologique pré-trithérapie si indiquée ;
-ßHCG sanguin.
o Mesures thérapeutiques :
-Sur le plan médical :
-Prise en charge du risque de grossesse et d’IST ;
-Explications concernant la nécessité de rapports protégés en cas de risque infectieux ;
-Prise en charge antalgique si nécessaire ;
-Proposer un suivi médical adapté (surveillance de la tolérance de la trithérapie, bilans biologiques des IST à 6 semaines et 3 mois à minima),
-Sur le plan médico-légal/psychologique/social .