o Mutilations sexuelles féminines
En France, 125 000 femmes adultes seraient mutilées sexuellement[1]. Il faut donc y penser systématiquement devant toute anomalie génitale, et savoir l’évoquer avec les patientes. Tout constat de mutilation sexuelle féminine (MSF) chez une mineure doit faire l’objet d’un signalement.
Afin d’identifier une MSF, il faut être familier de l’anatomie normale des organes génitaux externes chez la femme (Iconographie 8). L’examen sera méticuleux, notamment en réclinant le capuchon clitoridien pour s’assurer de l’intégrité du clitoris.
Il existe une classification des MSF en fonction du type de mutilation, proposée par l’Organisation Mondiale de la Santé[2] :
-Type I : Ablation partielle ou totale du clitoris et/ou du prépuce (clitoridectomie) :
-Type I A : Ablation du capuchon clitoridien ou du prépuce uniquement (Iconographie 9),
-Type I B : ablation du clitoris et du prépuce (Iconographie 9),
-Type II : Ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes lèvres :
-Type II A : ablation des petites lèvres uniquement,
-Type II B : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres (Iconographie 9),
-Type II C : ablation partielle ou totale du clitoris, des petites lèvres et des grandes lèvres,
-Type III : Rétrécissement de l’orifice vaginal avec recouvrement par l’ablation et l’accolement des petites lèvres et/ou des grandes lèvres, avec ou sans excision du clitoris (infibulation) :
-Type III A : ablation et accolement des petites lèvres,
-Type III B : ablation et accolement des grandes lèvres,
-Type IV : Toutes les autres interventions nocives pratiquées sur les organes génitaux féminins à des fins non thérapeutiques, telles que la ponction, le percement, l’incision, la scarification et la cautérisation.
o Mutilations sexuelles masculines
Concernant la mutilation sexuelle chez l’homme, il s’agit principalement de la circoncision. Cette pratique est très controversée. La seule et unique pratique justifiable est médicale dans le cas d'un phimosis ou d'un para-phimosis.
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o Mutilations sexuelles féminines
En France, 125 000 femmes adultes seraient mutilées sexuellement[1]. Il faut donc y penser systématiquement devant toute anomalie génitale, et savoir l’évoquer avec les patientes. Tout constat de mutilation sexuelle féminine (MSF) chez une mineure doit faire l’objet d’un signalement.
Afin d’identifier une MSF, il faut être familier de l’anatomie normale des organes génitaux externes chez la femme (Iconographie 8). L’examen sera méticuleux, notamment en réclinant le capuchon clitoridien pour s’assurer de l’intégrité du clitoris.
Il existe une classification des MSF en fonction du type de mutilation, proposée par l’Organisation Mondiale de la Santé[2] :
-Type I : Ablation partielle ou totale du clitoris et/ou du prépuce (clitoridectomie) :
-Type I A : Ablation du capuchon clitoridien ou du prépuce uniquement (Iconographie 9),
-Type I B : ablation du clitoris et du prépuce (Iconographie 9),
-Type II : Ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes lèvres :
-Type II A : ablation des petites lèvres uniquement,
-Type II B : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres (Iconographie 9),
-Type II C : ablation partielle ou totale du clitoris, des petites lèvres et des grandes lèvres,
-Type III : Rétrécissement de l’orifice vaginal avec recouvrement par l’ablation et l’accolement des petites lèvres et/ou des grandes lèvres, avec ou sans excision du clitoris (infibulation) :
-Type III A : ablation et accolement des petites lèvres,
-Type III B : ablation et accolement des grandes lèvres,
-Type IV : Toutes les autres interventions nocives pratiquées sur les organes génitaux féminins à des fins non thérapeutiques, telles que la ponction, le percement, l’incision, la scarification et la cautérisation.
o Mutilations sexuelles masculines
Concernant la mutilation sexuelle chez l’homme, il s’agit principalement de la circoncision. Cette pratique est très controversée. La seule et unique pratique justifiable est médicale dans le cas d'un phimosis ou d'un para-phimosis.