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Connaître les différentes classes thérapeutiques d'anti-hypertenseurs oculaires, leurs contre-indications et leurs effets secondaires OIC-084-08-B

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Connaître les différentes classes thérapeutiques d'anti-hypertenseurs oculaires, leurs contre-indications et leurs effets secondaires OIC-084-08-B

De nombreux médicaments sont disponibles, sous forme locale ou générale, agissant selon des mécanismes différents :

• Diminution de la sécrétion d'humeur aqueuse :

- collyres bêtabloquants,

- collyres agonistes alpha-2-adrénergiques

- inhibiteurs de l'anhydrase carbonique : par voie topique (collyres) ou par voie générale

• Augmentation de l'élimination d'humeur aqueuse :

- collyres à base de prostaglandines

Le traitement médical est généralement prescrit « à vie » et ne doit pas être interrompu inopinément. Le choix se fait essentiellement en fonction des contre-indications et des effets indésirables de chacune des classes thérapeutiques, même si les collyres à base de prostaglandines et les collyres bêta-bloquants sont généralement prescrits en première intention.

Modalités thérapeutiques.

Un collyre à base de prostaglandines peut être prescrit en première intention (par exemple Xalatan®, Travatan®, Lumigan®), à raison d'une seule goutte le soir. La tolérance générale des analogues des prostaglandines est excellente; seule la tolérance locale de ces collyres peut poser problème, avec risque de rougeur ou d'irritation oculaire. Au bout de quelques mois de traitement, ils peuvent entraîner une modification de la coloration de l'iris (qui apparaît plus sombre) et accélérer la pousse des cils, effet secondaire dont le patient doit être prévenu.

Un collyre bêtabloquant peut également être prescrit en première intention sauf contre-indication; le plus répandu est le timolol (par exemple Timoptol®). Il est prescrit à raison d'une goutte matin et soir (il existe également des formes à libération prolongée [LP], prescrites une fois par jour). Du fait, comme tous les collyres, de son passage systémique, sa prescription doit respecter les contre-indications des bêtabloquants, les risques d'effets secondaires potentiellement sévères étant les mêmes que ceux des bêtabloquants par voie générale, notamment la décompensation d'une insuffisance respiratoire ou d'un trouble du rythme cardiaque.

Les autres collyres hypotonisants sont prescrits soit en deuxième intention lorsque les bêta-bloquants et/ou les analogues des prostaglandines n'ont pas une efficacité suffisante, soit en première intention en cas de contre-indication aux bêtabloquants ou d'intolérance aux prostaglandines.

On peut être amené à associer plusieurs collyres hypotonisants, sans dépasser en règle une «trithérapie» :

-      agonistes alpha-adrénergiques comme la brimonidine (Alphagan®) (une goutte matin et soir)

-      brinzolamide (Azopt®) ou dorzolamide (Trusopt®), inhibiteurs de l'anhydrase carbonique (une goutte matin et soir).


Certains collyres associent deux principes actifs pour faciliter le traitement et en améliorer l'observance par le patient; c'est le cas par exemple de l'association de timolol et de dorzolamide (Cosopt®) : une goutte matin et soir

Ce n'est que dans certains cas que l'on peut être amené à associer au traitement local de l'acétazolamide (Diamox®) par voie générale. Il est cependant rarement prescrit au long cours mais le plus souvent en attente d'un traitement chirurgical. Les glaucomes résistants au traitement local sont en effet considérés comme une indication chirurgicale, d'autant que le Diamox® comporte des effets secondaires fréquents et invalidants :

- acidose métabolique

- hypokaliémie

-lithiase rénale

Les contre-indications du Diamox® sont l'insuffisance rénale, l'insuffisance hépatique sévère, et l'allergie aux sulfamides. Un dosage de la kaliémie et créatinine doit être effectué avant prescription de Diamox®, et une supplémentation potassique à dose adaptée prescrite avec le Diamox®.




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De nombreux médicaments sont disponibles, sous forme locale ou générale, agissant selon des mécanismes différents :

• Diminution de la sécrétion d'humeur aqueuse :

- collyres bêtabloquants,

- collyres agonistes alpha-2-adrénergiques

- inhibiteurs de l'anhydrase carbonique : par voie topique (collyres) ou par voie générale

• Augmentation de l'élimination d'humeur aqueuse :

- collyres à base de prostaglandines

Le traitement médical est généralement prescrit « à vie » et ne doit pas être interrompu inopinément. Le choix se fait essentiellement en fonction des contre-indications et des effets indésirables de chacune des classes thérapeutiques, même si les collyres à base de prostaglandines et les collyres bêta-bloquants sont généralement prescrits en première intention.

Modalités thérapeutiques.

Un collyre à base de prostaglandines peut être prescrit en première intention (par exemple Xalatan®, Travatan®, Lumigan®), à raison d'une seule goutte le soir. La tolérance générale des analogues des prostaglandines est excellente; seule la tolérance locale de ces collyres peut poser problème, avec risque de rougeur ou d'irritation oculaire. Au bout de quelques mois de traitement, ils peuvent entraîner une modification de la coloration de l'iris (qui apparaît plus sombre) et accélérer la pousse des cils, effet secondaire dont le patient doit être prévenu.

Un collyre bêtabloquant peut également être prescrit en première intention sauf contre-indication; le plus répandu est le timolol (par exemple Timoptol®). Il est prescrit à raison d'une goutte matin et soir (il existe également des formes à libération prolongée [LP], prescrites une fois par jour). Du fait, comme tous les collyres, de son passage systémique, sa prescription doit respecter les contre-indications des bêtabloquants, les risques d'effets secondaires potentiellement sévères étant les mêmes que ceux des bêtabloquants par voie générale, notamment la décompensation d'une insuffisance respiratoire ou d'un trouble du rythme cardiaque.

Les autres collyres hypotonisants sont prescrits soit en deuxième intention lorsque les bêta-bloquants et/ou les analogues des prostaglandines n'ont pas une efficacité suffisante, soit en première intention en cas de contre-indication aux bêtabloquants ou d'intolérance aux prostaglandines.

On peut être amené à associer plusieurs collyres hypotonisants, sans dépasser en règle une «trithérapie» :

-      agonistes alpha-adrénergiques comme la brimonidine (Alphagan®) (une goutte matin et soir)

-      brinzolamide (Azopt®) ou dorzolamide (Trusopt®), inhibiteurs de l'anhydrase carbonique (une goutte matin et soir).


Certains collyres associent deux principes actifs pour faciliter le traitement et en améliorer l'observance par le patient; c'est le cas par exemple de l'association de timolol et de dorzolamide (Cosopt®) : une goutte matin et soir

Ce n'est que dans certains cas que l'on peut être amené à associer au traitement local de l'acétazolamide (Diamox®) par voie générale. Il est cependant rarement prescrit au long cours mais le plus souvent en attente d'un traitement chirurgical. Les glaucomes résistants au traitement local sont en effet considérés comme une indication chirurgicale, d'autant que le Diamox® comporte des effets secondaires fréquents et invalidants :

- acidose métabolique

- hypokaliémie

-lithiase rénale

Les contre-indications du Diamox® sont l'insuffisance rénale, l'insuffisance hépatique sévère, et l'allergie aux sulfamides. Un dosage de la kaliémie et créatinine doit être effectué avant prescription de Diamox®, et une supplémentation potassique à dose adaptée prescrite avec le Diamox®.



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