L'OACR se traduit par les éléments suivants :
Le bilan étiologique sera d'autant plus exhaustif que le sujet est jeune. On peut classer les causes dans plusieurs grandes classes selon le mécanisme en cause :
Le bilan étiologique et le traitement de l'occlusion artérielle doivent être menés dans le même temps, en urgence, si possible en unité neuro-vasculaire. La recherche d'une cause embolique curable est cruciale pour éviter la récidive d'emboles dans le territoire cérébral.
Le traitement est analogue par de nombreux aspects à celui des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ischémiques:
L'OVCR se traduit par les éléments suivants :
Chez le sujet de plus de 50 ans, le bilan étiologique se résume donc le plus souvent:
En cas d'OVCR survenant chez un sujet de moins de 50 ans ou d'OVCR bilatérale, un bilan recherchant une anomalie primitive de la coagulation est nécessaire ( résistance à la protéine C activée, déficit en protéine C, protéine S, ou en antithrombine).
Les formes non ischémiques ont dans la moitié des cas une évolution favorable, avec une normalisation de l'acuité visuelle et de l'aspect du fond d'œil en 3 à 6 mois. L'évolution est ailleurs moins favorable :
Les formes ischémiques d'emblée ou secondairement sont de pronostic beaucoup plus sévère. L'AV est d'emblée effondrée, habituellement inférieure à 1/20, sans espoir de récupération fonctionnelle du fait de l'ischémie maculaire majeure.
Le développement d'une néovascularisation irienne est la complication la plus redoutable des OVCR de type ischémique par son risque d'évolution rapide vers un glaucome néovasculaire (GNV, glaucome du 100ème jour).
Le but du traitement d'une OVCR est principalement de prévenir ou traiter les complications : l'oedème maculaire, par des injections intravitréennes ; les complications néovasculaires, par un traitement laser afin d'éviter l'évolution vers le GNV.
Aucun traitement médical n'a prouvé son efficacité dans la prise en charge des occlusions veineuses rétiniennes.
Un traitement par des injections intravitréennes d'anti VEGF est indiqué en présence d'un OMC avec baisse d'acuité visuelle. Dans tous les cas, une surveillance clinique et angiographique tous les mois au début permettra de déceler précocement le passage vers une forme ischémique. Pour les formes ischémiques, une panphotocoagulation rétinienne (PPR) au laser doit être pratiquée d'emblée, lorsque l'ischémie est très étendue, sans attendre l'apparition de la néovascularisation irienne. Si un GNV est déjà installé, la PPR devra être réalisée en urgence, après avoir fait baisser le tonus oculaire par un traitement hypotonisant local et de l'acétazolamide (Diamox®) per os ou par voie intraveineuse. Une intervention chirurgicale à visée hypotonisante peut être nécessaire dans les cas les plus graves.
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L'OACR se traduit par les éléments suivants :
Le bilan étiologique sera d'autant plus exhaustif que le sujet est jeune. On peut classer les causes dans plusieurs grandes classes selon le mécanisme en cause :
Le bilan étiologique et le traitement de l'occlusion artérielle doivent être menés dans le même temps, en urgence, si possible en unité neuro-vasculaire. La recherche d'une cause embolique curable est cruciale pour éviter la récidive d'emboles dans le territoire cérébral.
Le traitement est analogue par de nombreux aspects à celui des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ischémiques:
L'OVCR se traduit par les éléments suivants :
Chez le sujet de plus de 50 ans, le bilan étiologique se résume donc le plus souvent:
En cas d'OVCR survenant chez un sujet de moins de 50 ans ou d'OVCR bilatérale, un bilan recherchant une anomalie primitive de la coagulation est nécessaire ( résistance à la protéine C activée, déficit en protéine C, protéine S, ou en antithrombine).
Les formes non ischémiques ont dans la moitié des cas une évolution favorable, avec une normalisation de l'acuité visuelle et de l'aspect du fond d'œil en 3 à 6 mois. L'évolution est ailleurs moins favorable :
Les formes ischémiques d'emblée ou secondairement sont de pronostic beaucoup plus sévère. L'AV est d'emblée effondrée, habituellement inférieure à 1/20, sans espoir de récupération fonctionnelle du fait de l'ischémie maculaire majeure.
Le développement d'une néovascularisation irienne est la complication la plus redoutable des OVCR de type ischémique par son risque d'évolution rapide vers un glaucome néovasculaire (GNV, glaucome du 100ème jour).
Le but du traitement d'une OVCR est principalement de prévenir ou traiter les complications : l'oedème maculaire, par des injections intravitréennes ; les complications néovasculaires, par un traitement laser afin d'éviter l'évolution vers le GNV.
Aucun traitement médical n'a prouvé son efficacité dans la prise en charge des occlusions veineuses rétiniennes.
Un traitement par des injections intravitréennes d'anti VEGF est indiqué en présence d'un OMC avec baisse d'acuité visuelle. Dans tous les cas, une surveillance clinique et angiographique tous les mois au début permettra de déceler précocement le passage vers une forme ischémique. Pour les formes ischémiques, une panphotocoagulation rétinienne (PPR) au laser doit être pratiquée d'emblée, lorsque l'ischémie est très étendue, sans attendre l'apparition de la néovascularisation irienne. Si un GNV est déjà installé, la PPR devra être réalisée en urgence, après avoir fait baisser le tonus oculaire par un traitement hypotonisant local et de l'acétazolamide (Diamox®) per os ou par voie intraveineuse. Une intervention chirurgicale à visée hypotonisante peut être nécessaire dans les cas les plus graves.