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Connaître la différence entre santé et soins OIC-016-02-A

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Connaître la différence entre santé et soins OIC-016-02-A


La France s'est caractérisée par le développement de son système de soins entre 1958 et 1984 avec un accent porté sur la médecine curative et la construction d’hôpitaux. Des programmes de santé primaires ont cependant été développés durant cette période : protection maternelle et infantile, vaccination, lutte contre les maladies infectieuses, etc. À partir de 1984, avec le premier rapport du Haut comité de santé publique (actuel Haut conseil de la santé publique), la perspective de santé publique a commencé à se développer avec des objectifs de santé publique qui sont définis pour la population. Les fonctions du système de santé français sont de fournir des soins individuels (diagnostic, traitement, réadaptation, etc.) ainsi que des services collectifs comme la prévention de la maladie et de l'invalidité, l'éducation pour la santé, la promotion de la santé (par exemple, campagnes d'éducation en faveur d'une alimentation équilibrée). Au cours de la période 2018–2022, la stratégie nationale de santé constitue le cadre de la politique de santé et s'appuie sur l'analyse du Haut conseil de la santé publique (HCSP) sur l'état de santé de la population, ses principaux déterminants, ainsi que sur les stratégies d'action envisageables face aux défis présents : les risques sanitaires liés à l'augmentation prévisible de l'exposition aux polluants et aux toxiques ; les risques d'exposition de la population aux risques infectieux ; les maladies chroniques et leurs conséquences ; et l'adaptation du système de santé aux enjeux démographiques, épidémiologiques et sociétaux[1],[2]. Quatre principes d’action ont été retenus :

  • la santé comme objectif dans toutes les politiques, en privilégiant en particulier une approche interministérielle. Le pays est doté d’un comité interministériel pour la santé présidé par le premier ministre. Comme actions concrètes, on peut citer le parcours éducatif de santé mis en œuvre par le ministère de l’éducation nationale ou la mobilisation de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) dans la lutte contre les addictions. Mais pour développer la santé publique, une implication des collectivités territoriales et locales dans le but de développer une approche populationnelle est indispensable. En effet, l’évolution vers la métropolisation du pays au niveau de l’emploi et des services est à l’origine d’inégalités sociales de santé (temps de transports, perte de l’emploi local, difficultés de logement…).
  • une lutte résolue et active contre les inégalités territoriales et sociales de santé, qui fait l’objet de nombreux travaux descriptifs mais de difficultés dans la proposition d’actions pour favoriser l’accès aux soins même si le système de protection sociale est particulièrement développé.
  • une approche territorialisée de la SNS, avec une coordination des actions nationales, régionales et locales avec une tradition de pilotage national et de déclinaison locale des objectifs de santé publique.
  • la nécessité d’impliquer les usagers et les citoyens, avec une amélioration de l’accès à une information fiable et accessible et à la diffusion des actions de démocratie sanitaire. (par exemple, l’Organisation Mondiale de la Santé propose des outils pour aider les autorités sanitaires et les travailleurs de la santé à communiquer concernant l’introduction et l’administration des vaccins anti-COVID-19[3]).

Cinq axes d’actions ont été définis :

    1. une politique de prévention et de promotion de la santé ambitieuse et soutenue, avec une approche vie entière, conçue afin de ne pas accroître les inégalités de santé. Le concept d’universalisme proportionné, offrant la prévention à tous, mais avec des niveaux différents selon les groupes de population et une adaptation en fonction des spécificités de ces groupes est recommandé afin que la prévention puisse atteindre les groupes de population qui en ont le plus besoin. Par exemple, les personnes de catégorie de revenus les plus faibles fument deux fois plus souvent que les personnes de catégorie de revenus les plus élevés : il importe donc de favoriser des programmes d’aide au sevrage spécifiquement conçus pour ces publics.
    2. Quatre orientations ont été préconisées pour un système de santé adapté aux enjeux avec : 1) le virage préventif, notamment par un recensement des actions de prévention du secteur hospitalier, un engagement institutionnel des établissements hospitaliers, la définition d’un contrat territorial de santé, l’introduction de la promotion de la santé et de la prévention dans chaque projet médical partagé, le financement des activités de prévention développées par les établissements de santé ; 2) la réorientation de l’offre de soins vers les soins de ville, l’amélioration de la continuité des oins et l’acélération du  « virage amblatoire » ; 3) le virage qualitatif : la sécurité des patients et la qualité de vie au travail des professionnels de santé ; 4) le renforcement des procédures face aux risques sanitaires émergents.
    3. le développement de l’innovation en santé, avec l’accès à l’innovation, la révolution technologique digitale et les Big Data en santé.
    4. le développement et le soutien à la formation et à la recherche en santé publique, avec la formation des personnels de santé en les préparant aux évolutions, le développement de la recherche en santé publique et le renforcement des interactions entre chercheurs et décideurs locaux ou nationaux.
    5. une politique spécifique axée sur la santé des enfants et des adolescents avec la promotion du bien-être et de la santé des jeunes et le parcours éducatif de santé en milieu scolaire, les programmes de la petite enfance (comme le programme : les 1 000 premiers jours, là où tout commence https://www.1000-premiers-jours.fr/fr), le soutien des professionnels de protection maternelle et infantile et de santé scolaire, la mise en place du parcours éducatif de santé et l’amélioration de la participation des jeunes aux programmes de santé.

[1] https://solidarites-sante.gouv.fr/systeme-de-sante-et-medico-social/strategie-nationale-de-sante/article/la-strategie-nationale-de-sante-2018-2022


[2] file:///C:/Users/541854/Downloads/hcspr20170908_strategienatlesantecontribhcsp.pdf

[3] https://www.euro.who.int/fr/health-topics/disease-prevention/vaccines-and-immunization/covid-19-vaccines-and-vaccination/communication


[1] https://solidarites-sante.gouv.fr/systeme-de-sante-et-medico-social/strategie-nationale-de-sante/article/la-strategie-nationale-de-sante-2018-2022





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La France s'est caractérisée par le développement de son système de soins entre 1958 et 1984 avec un accent porté sur la médecine curative et la construction d’hôpitaux. Des programmes de santé primaires ont cependant été développés durant cette période : protection maternelle et infantile, vaccination, lutte contre les maladies infectieuses, etc. À partir de 1984, avec le premier rapport du Haut comité de santé publique (actuel Haut conseil de la santé publique), la perspective de santé publique a commencé à se développer avec des objectifs de santé publique qui sont définis pour la population. Les fonctions du système de santé français sont de fournir des soins individuels (diagnostic, traitement, réadaptation, etc.) ainsi que des services collectifs comme la prévention de la maladie et de l'invalidité, l'éducation pour la santé, la promotion de la santé (par exemple, campagnes d'éducation en faveur d'une alimentation équilibrée). Au cours de la période 2018–2022, la stratégie nationale de santé constitue le cadre de la politique de santé et s'appuie sur l'analyse du Haut conseil de la santé publique (HCSP) sur l'état de santé de la population, ses principaux déterminants, ainsi que sur les stratégies d'action envisageables face aux défis présents : les risques sanitaires liés à l'augmentation prévisible de l'exposition aux polluants et aux toxiques ; les risques d'exposition de la population aux risques infectieux ; les maladies chroniques et leurs conséquences ; et l'adaptation du système de santé aux enjeux démographiques, épidémiologiques et sociétaux[1],[2]. Quatre principes d’action ont été retenus :

  • la santé comme objectif dans toutes les politiques, en privilégiant en particulier une approche interministérielle. Le pays est doté d’un comité interministériel pour la santé présidé par le premier ministre. Comme actions concrètes, on peut citer le parcours éducatif de santé mis en œuvre par le ministère de l’éducation nationale ou la mobilisation de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) dans la lutte contre les addictions. Mais pour développer la santé publique, une implication des collectivités territoriales et locales dans le but de développer une approche populationnelle est indispensable. En effet, l’évolution vers la métropolisation du pays au niveau de l’emploi et des services est à l’origine d’inégalités sociales de santé (temps de transports, perte de l’emploi local, difficultés de logement…).
  • une lutte résolue et active contre les inégalités territoriales et sociales de santé, qui fait l’objet de nombreux travaux descriptifs mais de difficultés dans la proposition d’actions pour favoriser l’accès aux soins même si le système de protection sociale est particulièrement développé.
  • une approche territorialisée de la SNS, avec une coordination des actions nationales, régionales et locales avec une tradition de pilotage national et de déclinaison locale des objectifs de santé publique.
  • la nécessité d’impliquer les usagers et les citoyens, avec une amélioration de l’accès à une information fiable et accessible et à la diffusion des actions de démocratie sanitaire. (par exemple, l’Organisation Mondiale de la Santé propose des outils pour aider les autorités sanitaires et les travailleurs de la santé à communiquer concernant l’introduction et l’administration des vaccins anti-COVID-19[3]).

Cinq axes d’actions ont été définis :

    1. une politique de prévention et de promotion de la santé ambitieuse et soutenue, avec une approche vie entière, conçue afin de ne pas accroître les inégalités de santé. Le concept d’universalisme proportionné, offrant la prévention à tous, mais avec des niveaux différents selon les groupes de population et une adaptation en fonction des spécificités de ces groupes est recommandé afin que la prévention puisse atteindre les groupes de population qui en ont le plus besoin. Par exemple, les personnes de catégorie de revenus les plus faibles fument deux fois plus souvent que les personnes de catégorie de revenus les plus élevés : il importe donc de favoriser des programmes d’aide au sevrage spécifiquement conçus pour ces publics.
    2. Quatre orientations ont été préconisées pour un système de santé adapté aux enjeux avec : 1) le virage préventif, notamment par un recensement des actions de prévention du secteur hospitalier, un engagement institutionnel des établissements hospitaliers, la définition d’un contrat territorial de santé, l’introduction de la promotion de la santé et de la prévention dans chaque projet médical partagé, le financement des activités de prévention développées par les établissements de santé ; 2) la réorientation de l’offre de soins vers les soins de ville, l’amélioration de la continuité des oins et l’acélération du  « virage amblatoire » ; 3) le virage qualitatif : la sécurité des patients et la qualité de vie au travail des professionnels de santé ; 4) le renforcement des procédures face aux risques sanitaires émergents.
    3. le développement de l’innovation en santé, avec l’accès à l’innovation, la révolution technologique digitale et les Big Data en santé.
    4. le développement et le soutien à la formation et à la recherche en santé publique, avec la formation des personnels de santé en les préparant aux évolutions, le développement de la recherche en santé publique et le renforcement des interactions entre chercheurs et décideurs locaux ou nationaux.
    5. une politique spécifique axée sur la santé des enfants et des adolescents avec la promotion du bien-être et de la santé des jeunes et le parcours éducatif de santé en milieu scolaire, les programmes de la petite enfance (comme le programme : les 1 000 premiers jours, là où tout commence https://www.1000-premiers-jours.fr/fr), le soutien des professionnels de protection maternelle et infantile et de santé scolaire, la mise en place du parcours éducatif de santé et l’amélioration de la participation des jeunes aux programmes de santé.

[1] https://solidarites-sante.gouv.fr/systeme-de-sante-et-medico-social/strategie-nationale-de-sante/article/la-strategie-nationale-de-sante-2018-2022


[2] file:///C:/Users/541854/Downloads/hcspr20170908_strategienatlesantecontribhcsp.pdf

[3] https://www.euro.who.int/fr/health-topics/disease-prevention/vaccines-and-immunization/covid-19-vaccines-and-vaccination/communication


[1] https://solidarites-sante.gouv.fr/systeme-de-sante-et-medico-social/strategie-nationale-de-sante/article/la-strategie-nationale-de-sante-2018-2022




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