Tableau 1. Traitements étiologiques et symptomatiques de la dyspnée en situation palliative (adapté d'après le Référentiel national de soins palliatifs (Medline Éditions, 2021)
| Etiologie identifiée (exemples fréquents en situation palliative) | Traitement étiologique |
| Syndrome obstructif bronchique | Bronchodilatateurs (bêta-mimétiques,anticholinergiques).
Discussion raisonnée de la Ventilation Non-Invasive ou oxygénothérapie nasale à haut débit. |
| Insuffisance cardiaque gauche | Diurétiques de l’anse.
Traitement cardiologiques : bêta-bloquants, amiodarone etc… Diminution des apports hydriques liés aux traitements pour éviter la restriction hydrique (spécificité palliative). |
| Lymphangite carcinomateuse | Corticothérapie.
Discuter la chimiothérapie palliative. |
| Pleurésie | Ponction évacuatrice ou drainage. |
| Infection | Antibiotiques. |
| Anémie | Transfusion.
Discuter l’erythropoïétine. |
| Traitement symptomatique | |
| Morphine (effet bradypnéisant et d’abaissement du seuil de réponse à l’hypercapnie).
Moyens non-médicamenteux : installation, techniques de respiration adaptée, ventilation de la chambre etc… Discuter l’oxygénothérapie (avis subjectif du patient sur le bénéfice, pas d’objectif de saturation, risque d’assèchement des muqueuses). Traitement anxiolytique si anxiété (benzodiazépine à demi-vie courte). Traitement anticholinergique si encombrement associé (scopolamine). | |
Tableau 2. Traitements médicamenteux des nausées-vomissements en fonction de la physiopathologie (adapté d'après le Référentiel national de soins palliatifs (Medline Éditions, 2021)
| Physiopathologie | Traitement |
| Stimulation de la zone gâchette chémorécéptrice (Chemoreceptor Trigger Zone - CTZ) | Neuroleptique antidopaminergique (ex : chlorpromazine, métoclopramide, métopimazine).
Sétrons. Inhibiteurs de la substance P (aprépitant). |
| Stimulation du système vestibulaire | Anticholinergiques : scopolamine, diphenhydramine.
Antihistaminiques (ex : hydroxyzine). |
| Stimulation des voies périphériques | Neuroleptiques prokinétiques gastrique (ex : métoclopramide, métopimazine, dompéridone).
Stimulateur de la vidange gastrique : erythromicine IV. |
| Stimulation centrale | Selon l’étiologie :
- Anti-odemateux : corticoïdes, mannitol, diurétique (ex : acétazolamide), SSH - Masse tumorale : discuter la radiothérapie - Vomissements anticipatoires des chimiothérapies : benzodiazépines. |
(Voir : Connaitre les principes de prise en charge de la constipation chronique 2C-283-PC-B01)
Constipation sous opioïdes :
~ Antagonistes périphériques de la morphine (ex : méthylnaltrexone, naloxegol): seconde intention, contre-indiqués en cas de d’occlusion intestinale connue ou suspectée ou patients à risque d’occlusion (ex : carcinose péritonéale).
~ Absence de selle durant 4 jours : bithérapie laxative, discussion d’un laxatif rectal (si selle au toucher rectal) et discussion d’un antagoniste périphérique.
~ Si échec à 48h : traitement par préparation colique ou grand lavement.
(voir également: Connaitre les principes de la prise en charte thérapeutique d'une occlusion chez l'adulte 2C-354-PC-A01)
3. Symptômes de la sphère buccale
Toujours : bains de bouche bicarbonate 1.4% + brossage des dents (poils souples) / hygiène des prothèses +/- alimentation froide.
| Symptôme | Soins de bouche adapté |
| Bouche sèche | Salive artificielle, application de corps gras, humidification. |
| Mycose | Antifungique (ex : amphotéricine B, miconazole). |
| Bouche douloureuse | Antalgiques systémiques.
Antalgiques locaux bains de bouche (ex : lidocaïne). Acide acétylsalicylique bains de bouche. Bains de bouche au sucralfate (si ulcérations) |
| Saignements | Acide tranexamique bains de bouche. |
(voir : Confusion, démences (voir item 132); Prescription et surveillance des psychotropes (voir item 330))
~ Benzodiazépines : débuter à faible dose, augmentation progressive, privilégier les molécules de demi-vie courte.
NB : en soins palliatifs, le risque d’addiction ne doit pas être un frein à leur utilisation.
~ Hydroxyzine : action avant tout sédative, à éviter chez le sujet âgé (effet anticholinergique).
~ Neuroleptiques : si échec des benzodiazépines ou production délirante associée (hallucinations, cauchemars etc…).
~ Antidépresseurs imipraminiques et ISRS : surtout si anxiété pathologique.
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Tableau 1. Traitements étiologiques et symptomatiques de la dyspnée en situation palliative (adapté d'après le Référentiel national de soins palliatifs (Medline Éditions, 2021)
| Etiologie identifiée (exemples fréquents en situation palliative) | Traitement étiologique |
| Syndrome obstructif bronchique | Bronchodilatateurs (bêta-mimétiques,anticholinergiques).
Discussion raisonnée de la Ventilation Non-Invasive ou oxygénothérapie nasale à haut débit. |
| Insuffisance cardiaque gauche | Diurétiques de l’anse.
Traitement cardiologiques : bêta-bloquants, amiodarone etc… Diminution des apports hydriques liés aux traitements pour éviter la restriction hydrique (spécificité palliative). |
| Lymphangite carcinomateuse | Corticothérapie.
Discuter la chimiothérapie palliative. |
| Pleurésie | Ponction évacuatrice ou drainage. |
| Infection | Antibiotiques. |
| Anémie | Transfusion.
Discuter l’erythropoïétine. |
| Traitement symptomatique | |
| Morphine (effet bradypnéisant et d’abaissement du seuil de réponse à l’hypercapnie).
Moyens non-médicamenteux : installation, techniques de respiration adaptée, ventilation de la chambre etc… Discuter l’oxygénothérapie (avis subjectif du patient sur le bénéfice, pas d’objectif de saturation, risque d’assèchement des muqueuses). Traitement anxiolytique si anxiété (benzodiazépine à demi-vie courte). Traitement anticholinergique si encombrement associé (scopolamine). | |
Tableau 2. Traitements médicamenteux des nausées-vomissements en fonction de la physiopathologie (adapté d'après le Référentiel national de soins palliatifs (Medline Éditions, 2021)
| Physiopathologie | Traitement |
| Stimulation de la zone gâchette chémorécéptrice (Chemoreceptor Trigger Zone - CTZ) | Neuroleptique antidopaminergique (ex : chlorpromazine, métoclopramide, métopimazine).
Sétrons. Inhibiteurs de la substance P (aprépitant). |
| Stimulation du système vestibulaire | Anticholinergiques : scopolamine, diphenhydramine.
Antihistaminiques (ex : hydroxyzine). |
| Stimulation des voies périphériques | Neuroleptiques prokinétiques gastrique (ex : métoclopramide, métopimazine, dompéridone).
Stimulateur de la vidange gastrique : erythromicine IV. |
| Stimulation centrale | Selon l’étiologie :
- Anti-odemateux : corticoïdes, mannitol, diurétique (ex : acétazolamide), SSH - Masse tumorale : discuter la radiothérapie - Vomissements anticipatoires des chimiothérapies : benzodiazépines. |
(Voir : Connaitre les principes de prise en charge de la constipation chronique 2C-283-PC-B01)
Constipation sous opioïdes :
~ Antagonistes périphériques de la morphine (ex : méthylnaltrexone, naloxegol): seconde intention, contre-indiqués en cas de d’occlusion intestinale connue ou suspectée ou patients à risque d’occlusion (ex : carcinose péritonéale).
~ Absence de selle durant 4 jours : bithérapie laxative, discussion d’un laxatif rectal (si selle au toucher rectal) et discussion d’un antagoniste périphérique.
~ Si échec à 48h : traitement par préparation colique ou grand lavement.
(voir également: Connaitre les principes de la prise en charte thérapeutique d'une occlusion chez l'adulte 2C-354-PC-A01)
3. Symptômes de la sphère buccale
Toujours : bains de bouche bicarbonate 1.4% + brossage des dents (poils souples) / hygiène des prothèses +/- alimentation froide.
| Symptôme | Soins de bouche adapté |
| Bouche sèche | Salive artificielle, application de corps gras, humidification. |
| Mycose | Antifungique (ex : amphotéricine B, miconazole). |
| Bouche douloureuse | Antalgiques systémiques.
Antalgiques locaux bains de bouche (ex : lidocaïne). Acide acétylsalicylique bains de bouche. Bains de bouche au sucralfate (si ulcérations) |
| Saignements | Acide tranexamique bains de bouche. |
(voir : Confusion, démences (voir item 132); Prescription et surveillance des psychotropes (voir item 330))
~ Benzodiazépines : débuter à faible dose, augmentation progressive, privilégier les molécules de demi-vie courte.
NB : en soins palliatifs, le risque d’addiction ne doit pas être un frein à leur utilisation.
~ Hydroxyzine : action avant tout sédative, à éviter chez le sujet âgé (effet anticholinergique).
~ Neuroleptiques : si échec des benzodiazépines ou production délirante associée (hallucinations, cauchemars etc…).
~ Antidépresseurs imipraminiques et ISRS : surtout si anxiété pathologique.