Les complications de la SEP sont le reflet des séquelles neurologiques laissées par la succession des poussées ou l’aggravation progressive. Elles sont donc très différentes d’un patient à un autre. Elles peuvent être atténuées par des traitements symptomatiques, dont l’objectif est d’améliorer la qualité de vie.
- Les troubles moteurs (déficit moteur d’un ou plusieurs membres, ataxie) (déficit neurologique sensitif et/ou moteur, apparition d’une difficulté à la marche, boiterie, claudication intermittente, faiblesse musculaire, troubles de l’équilibre) peuvent aboutir à une limitation voire une perte d’autonomie. Leur prise en charge repose sur la rééducation (kinésithérapie, ergothérapie, séjours en centre de rééducation) et les appareillages (canne, béquille, déambulateur, fauteuil roulant mécanique ou électrique) (prescrire une rééducation).
- La spasticité d’origine pyramidale (contracture musculaire localisée ou généralisée) peut être combattue par des antispastiques (baclofène ou dantrolène), la kinésithérapie et les auto-étirements (prescrire une rééducation). Dans les spasticités sévères, les injections locales de toxine botulinique ou l’implantation d’une pompe pour administration intrathécale de baclofène peuvent être indiquées. La kinésithérapie permet de lutter contre l’hypertonie et les déformations.
- Les troubles urinaires (anomalie de la miction, rétention aigue d’urines, incontinence urinaire) doivent être dépistés et traités pour éviter une atteinte du haut appareil urinaire et des infections urinaires à répétition. Ils comprennent des symptômes d’hyperactivité vésicale (pollakiurie, impériosités mictionnelles) et d’hypertonie du sphincter (dysurie, mauvaise vidange vésicale). Un bilan urodynamique et une échographie des voies urinaires avec mesure du résidu post-mictionnel sont souvent nécessaires. S’il existe une hyperactivité vésicale, les anticholinergiques, les injections de toxine botulique intradétrusorienne sont des options thérapeutiques. En cas de dysurie, les alphabloquants peuvent être prescrits. En cas de résidu post-mictionnel significatif, la pratique d’autosondages intermittents pluri-quotidiens doit être proposée. Les infections urinaires symptomatiques seront traitées pour éviter les pyélonéphrites. Elles constituent de plus des épines irritatives pouvant aggraver la spasticité. Il n’y a pas d’indication à traiter les bactériuries non symptomatiques.
- Les troubles sexuels (troubles sexuels et troubles de l’érection), en particulier de l’érection, peuvent être améliorés par une prise en charge médicamenteuse et par un suivi sexologique ou psychothérapique. Les troubles sexuels doivent aussi être dépistés et traités chez les femmes.
- Les douleurs (douleur chronique, douleur, brûlure, crampes et paresthésies, évaluation et prise en charge de la douleur chronique) peuvent être soulagées par des antalgiques classiques, des tricycliques ou certains antiépileptiques.
- La fatigue (asthénie) est difficile à combattre. Les médicaments antiasthéniques sont peu efficaces (amantadine, modafinil). L'activité physique adaptée est recommandée, notamment le reconditionnement physique à l’effort.
- Une prise en charge psychothérapique peut être nécessaire, car il existe souvent un syndrome dépressif associé. Des antidépresseurs peuvent être proposés en cas de besoin.
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Les complications de la SEP sont le reflet des séquelles neurologiques laissées par la succession des poussées ou l’aggravation progressive. Elles sont donc très différentes d’un patient à un autre. Elles peuvent être atténuées par des traitements symptomatiques, dont l’objectif est d’améliorer la qualité de vie.
- Les troubles moteurs (déficit moteur d’un ou plusieurs membres, ataxie) (déficit neurologique sensitif et/ou moteur, apparition d’une difficulté à la marche, boiterie, claudication intermittente, faiblesse musculaire, troubles de l’équilibre) peuvent aboutir à une limitation voire une perte d’autonomie. Leur prise en charge repose sur la rééducation (kinésithérapie, ergothérapie, séjours en centre de rééducation) et les appareillages (canne, béquille, déambulateur, fauteuil roulant mécanique ou électrique) (prescrire une rééducation).
- La spasticité d’origine pyramidale (contracture musculaire localisée ou généralisée) peut être combattue par des antispastiques (baclofène ou dantrolène), la kinésithérapie et les auto-étirements (prescrire une rééducation). Dans les spasticités sévères, les injections locales de toxine botulinique ou l’implantation d’une pompe pour administration intrathécale de baclofène peuvent être indiquées. La kinésithérapie permet de lutter contre l’hypertonie et les déformations.
- Les troubles urinaires (anomalie de la miction, rétention aigue d’urines, incontinence urinaire) doivent être dépistés et traités pour éviter une atteinte du haut appareil urinaire et des infections urinaires à répétition. Ils comprennent des symptômes d’hyperactivité vésicale (pollakiurie, impériosités mictionnelles) et d’hypertonie du sphincter (dysurie, mauvaise vidange vésicale). Un bilan urodynamique et une échographie des voies urinaires avec mesure du résidu post-mictionnel sont souvent nécessaires. S’il existe une hyperactivité vésicale, les anticholinergiques, les injections de toxine botulique intradétrusorienne sont des options thérapeutiques. En cas de dysurie, les alphabloquants peuvent être prescrits. En cas de résidu post-mictionnel significatif, la pratique d’autosondages intermittents pluri-quotidiens doit être proposée. Les infections urinaires symptomatiques seront traitées pour éviter les pyélonéphrites. Elles constituent de plus des épines irritatives pouvant aggraver la spasticité. Il n’y a pas d’indication à traiter les bactériuries non symptomatiques.
- Les troubles sexuels (troubles sexuels et troubles de l’érection), en particulier de l’érection, peuvent être améliorés par une prise en charge médicamenteuse et par un suivi sexologique ou psychothérapique. Les troubles sexuels doivent aussi être dépistés et traités chez les femmes.
- Les douleurs (douleur chronique, douleur, brûlure, crampes et paresthésies, évaluation et prise en charge de la douleur chronique) peuvent être soulagées par des antalgiques classiques, des tricycliques ou certains antiépileptiques.
- La fatigue (asthénie) est difficile à combattre. Les médicaments antiasthéniques sont peu efficaces (amantadine, modafinil). L'activité physique adaptée est recommandée, notamment le reconditionnement physique à l’effort.
- Une prise en charge psychothérapique peut être nécessaire, car il existe souvent un syndrome dépressif associé. Des antidépresseurs peuvent être proposés en cas de besoin.