Connaître la symptomatologie clinique de l'hyperkaliémie OIC-267-12-B
Les manifestations cliniques de l’hyperkaliémie résultent des modifications du gradient potassique entre les compartiments intra et extracellulaires responsables d’altérations des potentiels de membrane. L’effet cardiaque est lié à une hypoexcitabilité myocardique.
1. Signes neuro-musculaires
Ils sont non spécifiques :
- anomalies de la sensibilité superficielle (pallesthésique et/ou thermoalgique) à type de brûlures ou de paresthésies des extrémités.
- Plus tardivement peuvent apparaître une faiblesse musculaire voire une paralysie flasque débutant aux membres inférieurs d’évolution ascendante pouvant s’étendre jusqu’aux muscles cervicaux avec l’impossibilité de maintenir la tête droite. Cette paralysie peut atteindre les muscles respiratoires dans les formes sévères, menant alors à une défaillance respiratoire.
- En pratique, l’apparition d’une paralysie flasque hyperkaliémique s’accompagne toujours d’anomalies ECG et annonce un arrêt cardiaque imminent.
2. Signes hémodynamiques
- Dans les formes sévères : l’hyperkaliémie a des effets sur la contractilité cardiaque donnant lieu à une hypotension artérielle. La chute de pression artérielle dans l’hyperkaliémie est un signe de gravité.
- Ces anomalies cliniques justifient la pratique immédiate d’un électrocardiogramme devant toute suspicion d’hyperkaliémie avant même de confirmer le diagnostic par la mesure de la kaliémie. Il n’existe pas de parallélisme strict entre le niveau d’hyperkaliémie et la sévérité des manifestations électrocardiographiques ; l’absence de toute anomalie électrique pour une kaliémie supérieure à 6 mmol/L doit cependant faire rechercher une fausse hyperkaliémie.