Les bactéries sont dites multirésistantes aux antibiotiques (BMR) lorsqu’elles ont acquis une résistance (par rapport à l’espèce « sauvage ») à un grand nombre d’antibiotiques utilisables en thérapeutique voire sont devenues totalement résistantes à tous les antibiotiques — on parle alors de bactéries hautement résistantes ou toto- résistantes.
En raison de leur fréquence élevée et de leur potentiel pathogène, les principales BMR cibles sont :
• Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) (en diminution actuellement);
• Entérobactéries productrices de β-lactamases à spectre étendu (EBLSE) qui sont résistantes aux céphalosporines de troisième génération (en forte augmentation rapide en France ces dernières années)
Les infections nosocomiales à SARM sont en diminution progressive (elles surviennent chez 1 patient hospitalisé sur 200 environ en France actuellement). L’incidence des infections à EBLSE tend en revanche à augmenter et la proportion de souches résistantes augmente au sein des entérobactéries).
De plus, on assiste à l’émergence de souches bactériennes hautement résistantes (BHR), dites BHR émergentes (BHRe), telles que les entérobactéries productrices de carbapénémases (EPC), les entérocoques résistant aux glycopeptides (ERG) (aussi appelés entérocoques résistants à la vancomycine ou ERV) ou les staphylocoques dorés résistant aux glycopeptides. La fréquence élevée des BHRe dans de nombreux pays étrangers fait que les patients rapatriés sanitaires de l’étranger sont à très haut risque de portage de BHRe.
La transmission de ces BMR et BHRe se fait essentiellement par transmission croisée de type « contact » entre un patient porteur ou infecté, ou son environnement proche, et un autre patient, par l’intermédiaire, le plus souvent, des mains des soignants, et plus rarement du matériel.
La lutte contre la transmission des BMR « classiques » repose principalement sur le respect pour tout patient des précautions standard (voir plus loin) complétées par les « précautions complémentaires Contact » pour la prise en charge des porteurs connus de BMR.
La lutte contre la transmission des BHRe repose elle aussi sur le respect pour tout patient des précautions standard (voir plus loin) complétées par les « précautions complémentaires Contact » pour la prise en charge des porteurs connus, ou suspects (rapatriés sanitaires en particulier), de BHR, complété de mesures organisationnelles telles que dépistage des contacts et regroupement des patients concernés pour une prise en charge par du personnel de soins dédié.
Une politique d’usage raisonné des antibiotiques est incontournable pour la lutte contre la sélection des BMR aussi bien que des BHRe.
♥∞
Les bactéries sont dites multirésistantes aux antibiotiques (BMR) lorsqu’elles ont acquis une résistance (par rapport à l’espèce « sauvage ») à un grand nombre d’antibiotiques utilisables en thérapeutique voire sont devenues totalement résistantes à tous les antibiotiques — on parle alors de bactéries hautement résistantes ou toto- résistantes.
En raison de leur fréquence élevée et de leur potentiel pathogène, les principales BMR cibles sont :
• Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) (en diminution actuellement);
• Entérobactéries productrices de β-lactamases à spectre étendu (EBLSE) qui sont résistantes aux céphalosporines de troisième génération (en forte augmentation rapide en France ces dernières années)
Les infections nosocomiales à SARM sont en diminution progressive (elles surviennent chez 1 patient hospitalisé sur 200 environ en France actuellement). L’incidence des infections à EBLSE tend en revanche à augmenter et la proportion de souches résistantes augmente au sein des entérobactéries).
De plus, on assiste à l’émergence de souches bactériennes hautement résistantes (BHR), dites BHR émergentes (BHRe), telles que les entérobactéries productrices de carbapénémases (EPC), les entérocoques résistant aux glycopeptides (ERG) (aussi appelés entérocoques résistants à la vancomycine ou ERV) ou les staphylocoques dorés résistant aux glycopeptides. La fréquence élevée des BHRe dans de nombreux pays étrangers fait que les patients rapatriés sanitaires de l’étranger sont à très haut risque de portage de BHRe.
La transmission de ces BMR et BHRe se fait essentiellement par transmission croisée de type « contact » entre un patient porteur ou infecté, ou son environnement proche, et un autre patient, par l’intermédiaire, le plus souvent, des mains des soignants, et plus rarement du matériel.
La lutte contre la transmission des BMR « classiques » repose principalement sur le respect pour tout patient des précautions standard (voir plus loin) complétées par les « précautions complémentaires Contact » pour la prise en charge des porteurs connus de BMR.
La lutte contre la transmission des BHRe repose elle aussi sur le respect pour tout patient des précautions standard (voir plus loin) complétées par les « précautions complémentaires Contact » pour la prise en charge des porteurs connus, ou suspects (rapatriés sanitaires en particulier), de BHR, complété de mesures organisationnelles telles que dépistage des contacts et regroupement des patients concernés pour une prise en charge par du personnel de soins dédié.
Une politique d’usage raisonné des antibiotiques est incontournable pour la lutte contre la sélection des BMR aussi bien que des BHRe.