De manière générale les principes éthiques guidant le médecin sont :
- le respect de l’autonomie (consentement éclairé droit à l’information, droit de ne pas savoir);
- la non-malveillance (primum non nocere : « d’abord, ne pas nuire ») ;
- la bienveillance : améliorer le bien-être de la personne ;
- la justice : égalité d’accès aux moyens.
D’autres principes peuvent être pris en compte tels que le respect de la dignité humaine, le respect de l’intégrité et la notion de vulnérabilité.
L’arbitrage entre les différents principes lorsqu’ils sont en conflit constitue le cœur de la réflexion éthique.
Pour illustrer certaines questions éthiques en jeu dans le conseil génétique, nous prenons le cas du dépistage de la trisomie 21. La politique de dépistage de la trisomie 21 proposée en France fait penser, pour certains, à une politique eugénique. Néanmoins ce dépistage est proposé et non imposé et à chaque étape de ce processus une information est donnée à la patiente qui garde d’une part la possibilité de ne pas poursuivre la procédure de dépistage et d’autre part, une fois le diagnostic fait de choisir d’accueillir un enfant porteur de trisomie 21. Le principe d’autonomie de la patiente est donc conservé. En France, pour des raisons multiples allant des difficultés matérielles rencontrées par les familles (identification ou accessibilité d’un accompagnement adapté aux besoins de l’enfant puis de l’adulte porteur d’une trisomie 21) à la pression sociétale, environ 90 % des couples choisissent de demander une interruption médicale de la grossesse.
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De manière générale les principes éthiques guidant le médecin sont :
- le respect de l’autonomie (consentement éclairé droit à l’information, droit de ne pas savoir);
- la non-malveillance (primum non nocere : « d’abord, ne pas nuire ») ;
- la bienveillance : améliorer le bien-être de la personne ;
- la justice : égalité d’accès aux moyens.
D’autres principes peuvent être pris en compte tels que le respect de la dignité humaine, le respect de l’intégrité et la notion de vulnérabilité.
L’arbitrage entre les différents principes lorsqu’ils sont en conflit constitue le cœur de la réflexion éthique.
Pour illustrer certaines questions éthiques en jeu dans le conseil génétique, nous prenons le cas du dépistage de la trisomie 21. La politique de dépistage de la trisomie 21 proposée en France fait penser, pour certains, à une politique eugénique. Néanmoins ce dépistage est proposé et non imposé et à chaque étape de ce processus une information est donnée à la patiente qui garde d’une part la possibilité de ne pas poursuivre la procédure de dépistage et d’autre part, une fois le diagnostic fait de choisir d’accueillir un enfant porteur de trisomie 21. Le principe d’autonomie de la patiente est donc conservé. En France, pour des raisons multiples allant des difficultés matérielles rencontrées par les familles (identification ou accessibilité d’un accompagnement adapté aux besoins de l’enfant puis de l’adulte porteur d’une trisomie 21) à la pression sociétale, environ 90 % des couples choisissent de demander une interruption médicale de la grossesse.