La confusion mentale est une urgence médicale, diagnostique et thérapeutique, nécessitant presque toujours une hospitalisation immédiate car la cause de la confusion comme la confusion elle-même peuvent être délétères
– L’urgence est d’abord d’évaluer le retentissement à court terme (constantes) et de traiter immédiatement les troubles vitaux (état de choc, hypothermie, etc.).
– La deuxième étape est la recherche de la cause (cf. item précédent), qui fait partie intégrante de la prise en soins : le traitement de l'épisode confusionnel ne peut être envisagé indépendamment de sa cause
– Traitement non-spécifique :
o réhydratation, si besoin par voie parentérale ; maintien de la nutrition ;
o surveillance des constantes vitales et de la conscience fréquente et régulière ;
o retirer tous les médicaments non indispensables ou utiliser les plus petites doses possibles, éviction des psychotropes confusogènes (anticholinergiques +++), sauf si risque associé au sevrage brutal (benzodiazépines) (consultation de suivi d'un patient polymédiqué)
o psychotropes sédatifs seulement s'ils sont indispensables, à petites doses et avec précautions : préférer les benzodiazépines anxiolytiques à demi-vie courte (oxazépam) aux neuroleptiques, qui sont réservés en cas d'agitation majeure faisant courir un risque au patient ou à l'entourage (agitation ; prescrire un hypnotique/anxiolytique)
o évaluation et prise en charge de la douleur aiguë (évaluation et prise en charge de la douleur aiguë)
o patient au calme, en chambre individuelle avec lumière tamisée et porte ouverte pour la surveillance ;
o éviter, dans la mesure du possible, la contention physique, qui aggrave l'agitation et l'angoisse (mise en place et suivi d’une contention mécanique)
Il ne faut pas conclure trop rapidement à l'absence d'efficacité de la prise en charge, la régression du syndrome confusionnel peut être lente.
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La confusion mentale est une urgence médicale, diagnostique et thérapeutique, nécessitant presque toujours une hospitalisation immédiate car la cause de la confusion comme la confusion elle-même peuvent être délétères
– L’urgence est d’abord d’évaluer le retentissement à court terme (constantes) et de traiter immédiatement les troubles vitaux (état de choc, hypothermie, etc.).
– La deuxième étape est la recherche de la cause (cf. item précédent), qui fait partie intégrante de la prise en soins : le traitement de l'épisode confusionnel ne peut être envisagé indépendamment de sa cause
– Traitement non-spécifique :
o réhydratation, si besoin par voie parentérale ; maintien de la nutrition ;
o surveillance des constantes vitales et de la conscience fréquente et régulière ;
o retirer tous les médicaments non indispensables ou utiliser les plus petites doses possibles, éviction des psychotropes confusogènes (anticholinergiques +++), sauf si risque associé au sevrage brutal (benzodiazépines) (consultation de suivi d'un patient polymédiqué)
o psychotropes sédatifs seulement s'ils sont indispensables, à petites doses et avec précautions : préférer les benzodiazépines anxiolytiques à demi-vie courte (oxazépam) aux neuroleptiques, qui sont réservés en cas d'agitation majeure faisant courir un risque au patient ou à l'entourage (agitation ; prescrire un hypnotique/anxiolytique)
o évaluation et prise en charge de la douleur aiguë (évaluation et prise en charge de la douleur aiguë)
o patient au calme, en chambre individuelle avec lumière tamisée et porte ouverte pour la surveillance ;
o éviter, dans la mesure du possible, la contention physique, qui aggrave l'agitation et l'angoisse (mise en place et suivi d’une contention mécanique)
Il ne faut pas conclure trop rapidement à l'absence d'efficacité de la prise en charge, la régression du syndrome confusionnel peut être lente.