1. Les actes invasifs, chirurgicaux, interventionnels ou gestuels au sens large du terme :
· Sur les 6,2 EIG qui surviennent pour 1000 jours d’hospitalisation, 4,3 sont liés à une procédure
2. Les infections nosocomiales :
· 1 patient sur 20 en médecine (prédominance des infections urinaires)
· 1 patient sur 20 en chirurgie (prédominance des infections de site opératoire)
· 1 patient sur 5 en réanimation, avec par ordre décroissant de fréquence :
o Infections respiratoires (15 cas pour 1000 jours de ventilation)
o Bactériémies (dont celles secondaires aux infections de cathéter : < 1 cas pour 1000 jours de cathétérisme)
o Infections de site opératoire (entre 1 et 5% des interventions chirurgicales de classe ‘propre’ dans la classification d’Altemeier)
o Infections urinaires
o Infections de tissus mous
· Donc quasiment toutes liées à une procédure effractive
· Essentiellement bactéries pyogènes acquises à l’hôpital avec des phénotypes de résistance aux antibiotiques particuliers
· Responsables de prolongation des hospitalisations, de reprises chirurgicales, de séquelles fonctionnelles, de surcoût économique, d’un accroissement de la pression de sélection de germes résistants, et d’une surmortalité
3. Les effets indésirables médicamenteux :
· En cause dans 5% des consultations, 5-10% des hospitalisations
· Se situent entre la 4ème et la 6ème cause des décès
· Prévisibles = pharmacodynamiques (e.g. hypoglycémie sous insuline)
o Doses-dépendants
o Fréquents (et donc connus avant AMM)
o Evitables (erreur) ou non (bon usage respecté)
· Imprévisibles = non pharmacodynamiques (e.g. anaphylaxie)
o Non doses-dépendants
o Rares (donc découverts après AMM)
o Souvent non évitables
· Doivent être déclarés en pharmacovigilance :
o En ligne
o Obligation pour prescripteurs et pharmaciens, possibilité pour autres professionnels de santé et patients
o Tous en théorie, mais au moins les graves (cf. critères EIG), les inattendus, et ceux survenant dans les cinq ans post-AMM
o Leur imputabilité sera évaluée sur des critères intrinsèques (chronologiques et sémiologiques) et extrinsèques = bibliographiques
· Ont des facteurs de risque (cf. tableau) :
| Liés au patient :
-âge avancé (risque x 2 après 65 ans) -enfants (dont grossesse – allaitement) -insuffisance viscérale -maladie chronique -atopie -automédication inappropriée[FR1] - |
Liés à la prescription :
-nombre de médicaments -nombre total de prescripteurs -non-conciliation des prescriptions -non-réévaluation de l’ordonnance -non prise en compte des comorbidités (rein) -non surveillance |
| Liés au médicament :
-injectable -marge thérapeutique étroite -longue demi-vie d’élimination -nombreuses interactions -AMM récente -banalisé (utilisation fréquente) -mal connu (utilisation rare) |
Liés à la pharmacocinétique :
-diminution volume de distribution -hypoalbuminémie -diminution filtration glomérulaire -insuffisance hépatocellulaire |
· L’erreur médicamenteuse :
o Se définie comme une erreur à une étape du circuit du médicament : prescription, préparation, dispensation, administration, surveillance
o A ou non des conséquences pour le patient
o Est par définition évitable
o Résulte d’un ou plusieurs dysfonctionnements le plus souvent collectifs
o Doit être analysée pour prévenir sa récidive
o Doit donc être déclarée (qu’elle ait eu ou non des conséquences)
[FR1]Mauvaise observance
Erreur d’administration (le patient se trompe de médicament)
♥∞
1. Les actes invasifs, chirurgicaux, interventionnels ou gestuels au sens large du terme :
· Sur les 6,2 EIG qui surviennent pour 1000 jours d’hospitalisation, 4,3 sont liés à une procédure
2. Les infections nosocomiales :
· 1 patient sur 20 en médecine (prédominance des infections urinaires)
· 1 patient sur 20 en chirurgie (prédominance des infections de site opératoire)
· 1 patient sur 5 en réanimation, avec par ordre décroissant de fréquence :
o Infections respiratoires (15 cas pour 1000 jours de ventilation)
o Bactériémies (dont celles secondaires aux infections de cathéter : < 1 cas pour 1000 jours de cathétérisme)
o Infections de site opératoire (entre 1 et 5% des interventions chirurgicales de classe ‘propre’ dans la classification d’Altemeier)
o Infections urinaires
o Infections de tissus mous
· Donc quasiment toutes liées à une procédure effractive
· Essentiellement bactéries pyogènes acquises à l’hôpital avec des phénotypes de résistance aux antibiotiques particuliers
· Responsables de prolongation des hospitalisations, de reprises chirurgicales, de séquelles fonctionnelles, de surcoût économique, d’un accroissement de la pression de sélection de germes résistants, et d’une surmortalité
3. Les effets indésirables médicamenteux :
· En cause dans 5% des consultations, 5-10% des hospitalisations
· Se situent entre la 4ème et la 6ème cause des décès
· Prévisibles = pharmacodynamiques (e.g. hypoglycémie sous insuline)
o Doses-dépendants
o Fréquents (et donc connus avant AMM)
o Evitables (erreur) ou non (bon usage respecté)
· Imprévisibles = non pharmacodynamiques (e.g. anaphylaxie)
o Non doses-dépendants
o Rares (donc découverts après AMM)
o Souvent non évitables
· Doivent être déclarés en pharmacovigilance :
o En ligne
o Obligation pour prescripteurs et pharmaciens, possibilité pour autres professionnels de santé et patients
o Tous en théorie, mais au moins les graves (cf. critères EIG), les inattendus, et ceux survenant dans les cinq ans post-AMM
o Leur imputabilité sera évaluée sur des critères intrinsèques (chronologiques et sémiologiques) et extrinsèques = bibliographiques
· Ont des facteurs de risque (cf. tableau) :
| Liés au patient :
-âge avancé (risque x 2 après 65 ans) -enfants (dont grossesse – allaitement) -insuffisance viscérale -maladie chronique -atopie -automédication inappropriée[FR1] - |
Liés à la prescription :
-nombre de médicaments -nombre total de prescripteurs -non-conciliation des prescriptions -non-réévaluation de l’ordonnance -non prise en compte des comorbidités (rein) -non surveillance |
| Liés au médicament :
-injectable -marge thérapeutique étroite -longue demi-vie d’élimination -nombreuses interactions -AMM récente -banalisé (utilisation fréquente) -mal connu (utilisation rare) |
Liés à la pharmacocinétique :
-diminution volume de distribution -hypoalbuminémie -diminution filtration glomérulaire -insuffisance hépatocellulaire |
· L’erreur médicamenteuse :
o Se définie comme une erreur à une étape du circuit du médicament : prescription, préparation, dispensation, administration, surveillance
o A ou non des conséquences pour le patient
o Est par définition évitable
o Résulte d’un ou plusieurs dysfonctionnements le plus souvent collectifs
o Doit être analysée pour prévenir sa récidive
o Doit donc être déclarée (qu’elle ait eu ou non des conséquences)
[FR1]Mauvaise observance
Erreur d’administration (le patient se trompe de médicament)