En recherche en santé, les caractéristiques étudiées sont des critères « biomédicaux » qui par définition sont variables. Les études permettent de réaliser une observation sur échantillon de ces variables. Les tests statistiques permettent de conclure si ce résultat observé peut (hypothèse nulle), ou pas (hypothèse alternative), s'expliquer par le hasard (du fait de fluctuations d'échantillonnage) en déterminant a priori un seuil pour le risque de se tromper en concluant que ce résultat n'est pas lié au hasard (risque alpha de 1ère espèce, souvent fixé à 5 %).
L'intérêt d'une étude n'est pas son résultat brut mais son inférence (extrapolation des résultats observés sur échantillon à la population dont il est issu). Le risque se tromper (à cause des fluctuations d'échantillonnage) est quantifiable par les tests statistiques et l'estimation d’intervalles de confiance.
En science, la démarche hypothético-déductive consiste à émettre des hypothèses puis à tester leur validité en menant des expériences et en recueillant des données.
Hypothèses nulles et alternatives :
En statistique, un test d’hypothèse est une procédure de décision entre deux hypothèses :
Puissance d’un test statistique
Un test statistique est construit pour être le plus puissant possible pour un risque de première espèce fixé (souvent à 5%). La puissance d’un test statistique est influé par plusieurs paramètres :
| Paramètre | Influence sur la puissance |
| Taille de l’échantillon analysé N | Si N augmente, la puissance augmente |
| La différence à détecter d | Si d augmente, la puissance augmente |
| La variabilité des observations (variance) | Si la variance augmente, la puissance diminue |
| Le risque alpha | Si alpha augmente, la puissance augmente |
| Test unilatéral ou bilatéral | Si le test est unilatéral, la puissance augmente |
En pratique, les seuls paramètres que l’on peut réellement contrôler dans une étude biomédicale sont le risque alpha (que l’on fixe), la construction d’un test uni ou bilatéral, et la taille de l’échantillon (déterminer par le calcul du nombre de sujets nécessaires).
Étapes d’un test statistique :
Un test statistique repose toujours sur les étapes suivantes :
Test uni ou bilatéral :
Quand l’hypothèse nulle correspond à une égalité, l’hypothèse alternative peut être construite de deux manières :
Indépendance ou appariement des observations :
Dans une étude, on peut recueillir des mesures totalement indépendantes, ou appariées :
Les tests statistiques pour données indépendantes ou données appariées ne sont pas les mêmes (mais reposent sur les mêmes étapes que celles décrites précédemment).
Tests paramétriques et non-paramétriques :
Chaque test statistique a ses conditions d’application. Certaines conditions d’application reposent sur la loi de probabilité des variables aléatoires sous-jacentes analysées.
Un test paramétrique repose sur une certaine hypothèse concernant la loi de probabilité. Par exemple, un test de Student repose sur l’hypothèse que la variable aléatoire analysée suit une loi normale.
Un test non paramétrique ne fait pas d’hypothèse concernant la loi de probabilité.
Choix du test statistique :
Le choix du test statistique dépend :
Tableau. Principaux tests statistiques paramétriques (A) et non-paramétriques (B) sur populations indépendantes
| Variable Y (= variable à expliquer ou dépendante) | |||||
| Binaire | Qualitative nominale à plus de 2 classes | Quantitative (continue ou discrète) | Censurée | ||
| Variable X
(= variable indépendante ou explicative) |
Binaire | Chi-2 d’indépendanceA
FisherB
|
StudentA
Mann-WhitneyB |
LogrankB | |
| Qualitative nominale à plus de 2 classes | ANOVAA
Kruskall-WallisB | ||||
| Quantitative (continue ou discrète) | StudentA
Mann-WhitneyB |
ANOVAA
Kruskall-WallisB |
|||
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En recherche en santé, les caractéristiques étudiées sont des critères « biomédicaux » qui par définition sont variables. Les études permettent de réaliser une observation sur échantillon de ces variables. Les tests statistiques permettent de conclure si ce résultat observé peut (hypothèse nulle), ou pas (hypothèse alternative), s'expliquer par le hasard (du fait de fluctuations d'échantillonnage) en déterminant a priori un seuil pour le risque de se tromper en concluant que ce résultat n'est pas lié au hasard (risque alpha de 1ère espèce, souvent fixé à 5 %).
L'intérêt d'une étude n'est pas son résultat brut mais son inférence (extrapolation des résultats observés sur échantillon à la population dont il est issu). Le risque se tromper (à cause des fluctuations d'échantillonnage) est quantifiable par les tests statistiques et l'estimation d’intervalles de confiance.
En science, la démarche hypothético-déductive consiste à émettre des hypothèses puis à tester leur validité en menant des expériences et en recueillant des données.
Hypothèses nulles et alternatives :
En statistique, un test d’hypothèse est une procédure de décision entre deux hypothèses :
Puissance d’un test statistique
Un test statistique est construit pour être le plus puissant possible pour un risque de première espèce fixé (souvent à 5%). La puissance d’un test statistique est influé par plusieurs paramètres :
| Paramètre | Influence sur la puissance |
| Taille de l’échantillon analysé N | Si N augmente, la puissance augmente |
| La différence à détecter d | Si d augmente, la puissance augmente |
| La variabilité des observations (variance) | Si la variance augmente, la puissance diminue |
| Le risque alpha | Si alpha augmente, la puissance augmente |
| Test unilatéral ou bilatéral | Si le test est unilatéral, la puissance augmente |
En pratique, les seuls paramètres que l’on peut réellement contrôler dans une étude biomédicale sont le risque alpha (que l’on fixe), la construction d’un test uni ou bilatéral, et la taille de l’échantillon (déterminer par le calcul du nombre de sujets nécessaires).
Étapes d’un test statistique :
Un test statistique repose toujours sur les étapes suivantes :
Test uni ou bilatéral :
Quand l’hypothèse nulle correspond à une égalité, l’hypothèse alternative peut être construite de deux manières :
Indépendance ou appariement des observations :
Dans une étude, on peut recueillir des mesures totalement indépendantes, ou appariées :
Les tests statistiques pour données indépendantes ou données appariées ne sont pas les mêmes (mais reposent sur les mêmes étapes que celles décrites précédemment).
Tests paramétriques et non-paramétriques :
Chaque test statistique a ses conditions d’application. Certaines conditions d’application reposent sur la loi de probabilité des variables aléatoires sous-jacentes analysées.
Un test paramétrique repose sur une certaine hypothèse concernant la loi de probabilité. Par exemple, un test de Student repose sur l’hypothèse que la variable aléatoire analysée suit une loi normale.
Un test non paramétrique ne fait pas d’hypothèse concernant la loi de probabilité.
Choix du test statistique :
Le choix du test statistique dépend :
Tableau. Principaux tests statistiques paramétriques (A) et non-paramétriques (B) sur populations indépendantes
| Variable Y (= variable à expliquer ou dépendante) | |||||
| Binaire | Qualitative nominale à plus de 2 classes | Quantitative (continue ou discrète) | Censurée | ||
| Variable X
(= variable indépendante ou explicative) |
Binaire | Chi-2 d’indépendanceA
FisherB
|
StudentA
Mann-WhitneyB |
LogrankB | |
| Qualitative nominale à plus de 2 classes | ANOVAA
Kruskall-WallisB | ||||
| Quantitative (continue ou discrète) | StudentA
Mann-WhitneyB |
ANOVAA
Kruskall-WallisB |
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