L'infection maternelle à CMV est la 1ère cause d'infection congénitale virale et la 1ère cause non héréditaire de perte auditive neurosensorielle et de retard mental dans la petite enfance.
La transmission materno-fœtale est possible en période périconceptionnelle (1 mois avant à 3 semaines après le début de la grossesse : risque de 15 %).
Le taux de transmission global durant la grossesse est en moyenne de 40 %. Il augmente avec l'âge gestationnel (36 % au 1er trimestre, 40 % au 2e, 65 % au 3e).
Parmi les enfants contaminés, 10 % développeront une infection prénatale sévère (retard de croissance intra-utérin, microcéphalie, hydrocéphalie, calcifications intracrâniennes, mort fœtale in utero) 115. Anomalie du développement psychomoteur, 10 % sont en apparence sains à la naissance mais présenteront des séquelles neurosensorielles (surdité notamment) et 80 % auront une forme asymptomatique. Les réinfections maternelles exposent aussi – mais plus rarement – à ces risques.
La gravité est corrélée au terme : plus faible risque de transmission au début de grossesse mais plus de formes graves.
En cas d’infection maternelle la patiente doit être adressée à un centre de diagnostic prénatal pour discussion de la prise en charge (antiviral/ amniocentèse/ écho +/6 IRM).
L’usage du valaciclovir à posologie élevée pourrait permettre de diminuer le risque d’infection congénitale pour les infections du 1er trimestre de la grossesse lorsqu’il est introduit rapidement.
Un dépistage systématique par sérologie maternelle de cette infection pourtant fréquente en cours de grossesse n'est pour l’instant pas recommandé en France.
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L'infection maternelle à CMV est la 1ère cause d'infection congénitale virale et la 1ère cause non héréditaire de perte auditive neurosensorielle et de retard mental dans la petite enfance.
La transmission materno-fœtale est possible en période périconceptionnelle (1 mois avant à 3 semaines après le début de la grossesse : risque de 15 %).
Le taux de transmission global durant la grossesse est en moyenne de 40 %. Il augmente avec l'âge gestationnel (36 % au 1er trimestre, 40 % au 2e, 65 % au 3e).
Parmi les enfants contaminés, 10 % développeront une infection prénatale sévère (retard de croissance intra-utérin, microcéphalie, hydrocéphalie, calcifications intracrâniennes, mort fœtale in utero) 115. Anomalie du développement psychomoteur, 10 % sont en apparence sains à la naissance mais présenteront des séquelles neurosensorielles (surdité notamment) et 80 % auront une forme asymptomatique. Les réinfections maternelles exposent aussi – mais plus rarement – à ces risques.
La gravité est corrélée au terme : plus faible risque de transmission au début de grossesse mais plus de formes graves.
En cas d’infection maternelle la patiente doit être adressée à un centre de diagnostic prénatal pour discussion de la prise en charge (antiviral/ amniocentèse/ écho +/6 IRM).
L’usage du valaciclovir à posologie élevée pourrait permettre de diminuer le risque d’infection congénitale pour les infections du 1er trimestre de la grossesse lorsqu’il est introduit rapidement.
Un dépistage systématique par sérologie maternelle de cette infection pourtant fréquente en cours de grossesse n'est pour l’instant pas recommandé en France.