Lors de la consultation, il faudra distinguer :
- Une patiente prenant un traitement et ne se sachant pas enceinte ;
- Une patiente prenant un traitement et désirant une grossesse ;
- La découverte d'une malformation à la naissance chez un enfant. Il faut rappeler que la prévalence des malformations fœtales dans la population générale est approximativement de 2 à 3 %, moins de 5 % étant liées à une cause médicamenteuse.
La première situation requiert de consigner les circonstances de la prise médicamenteuse : durée, quantité et indication.
Pour un médicament ayant un potentiel tératogène connu, il faut savoir s'il a été consommé au 1er trimestre, pendant l'organogenèse.
L'évaluation du bénéfice maternel et du risque fœtal est à détailler aussi car il existe des situations à risque maternel lors de l'arrêt du traitement. La poursuite ou non de la grossesse suivant ces éléments peut être discutée en Centre Pluridisciplinaire de Diagnostic Prénatal, après information du couple.
La deuxième situation consiste à adapter le traitement lors d'une consultation préconceptionnelle avec le traitement le mieux connu pour une grossesse. Pour cela, le praticien peut être assisté par les services régionaux de pharmacovigilance et par le prescripteur du traitement (spécialiste d’organe).
Pour la troisième situation, l'imputabilité d'un traitement requiert de reprendre de façon rétrospective sa chronologie d'administration avec si possible la posologie, et de déclarer dans un centre de pharmacovigilance.
L'ensemble de ces données est une assistance précieuse pour l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et des produits de santé car il permet d'établir, avec les études faites en préclinique chez l'animal, l'indication possible ou non au cours de la grossesse.
Un avis sur la tératogénicité des médicaments peut être sollicité auprès du centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT)
312. Prévention des risques foetaux
340. Prise volontaire ou involontaire d'un toxique ou d'un médicament potentiellement toxique
348. Suspicion d'un effet indésirable des médicaments ou d'un soin
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Lors de la consultation, il faudra distinguer :
- Une patiente prenant un traitement et ne se sachant pas enceinte ;
- Une patiente prenant un traitement et désirant une grossesse ;
- La découverte d'une malformation à la naissance chez un enfant. Il faut rappeler que la prévalence des malformations fœtales dans la population générale est approximativement de 2 à 3 %, moins de 5 % étant liées à une cause médicamenteuse.
La première situation requiert de consigner les circonstances de la prise médicamenteuse : durée, quantité et indication.
Pour un médicament ayant un potentiel tératogène connu, il faut savoir s'il a été consommé au 1er trimestre, pendant l'organogenèse.
L'évaluation du bénéfice maternel et du risque fœtal est à détailler aussi car il existe des situations à risque maternel lors de l'arrêt du traitement. La poursuite ou non de la grossesse suivant ces éléments peut être discutée en Centre Pluridisciplinaire de Diagnostic Prénatal, après information du couple.
La deuxième situation consiste à adapter le traitement lors d'une consultation préconceptionnelle avec le traitement le mieux connu pour une grossesse. Pour cela, le praticien peut être assisté par les services régionaux de pharmacovigilance et par le prescripteur du traitement (spécialiste d’organe).
Pour la troisième situation, l'imputabilité d'un traitement requiert de reprendre de façon rétrospective sa chronologie d'administration avec si possible la posologie, et de déclarer dans un centre de pharmacovigilance.
L'ensemble de ces données est une assistance précieuse pour l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et des produits de santé car il permet d'établir, avec les études faites en préclinique chez l'animal, l'indication possible ou non au cours de la grossesse.
Un avis sur la tératogénicité des médicaments peut être sollicité auprès du centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT)
312. Prévention des risques foetaux
340. Prise volontaire ou involontaire d'un toxique ou d'un médicament potentiellement toxique
348. Suspicion d'un effet indésirable des médicaments ou d'un soin