Le syndrome de sevrage néonatal (SSNN) après exposition in utero aux opiacés concerne environ 60 % des enfants nés de mère ayant consommé des opiacés ou des traitements de substitution aux opiacés pendant la grossesse.
La sévérité et la durée du SSNN ne sont pas corrélées à la posologie du traitement de substitution aux opiacés.
La sévérité et la durée du syndrome peuvent être influencées par la prise concomitante d'autres produits : benzodiazépines en particulier (syndrome plus tardif et/ou plus long ; la prise de benzodiazépines pendant la grossesse entraînant elle-même à la naissance un syndrome d'imprégnation puis de sevrage).
Les symptômes sont :
• neurovégétatifs : excitabilité, hypertonie, hyperréactivité, trémulations, sursauts, cri aigu, sommeil agité, sueurs, hyperthermie ;
• respiratoires : rhinorrhée, éternuements, bâillements, troubles du rythme respiratoire ;
• digestifs : mauvaise succion, régurgitations, vomissements, diarrhées.
Prévenir le SSNN
Pendant la grossesse
- organiser une consultation pédiatrique anténatale pour informer les parents ;
- les préparer à la possibilité d'un SSNN et à sa prise en charge : écouter (culpabilité, inquiétude), rassurer, informer, insister sur le rôle essentiel de la mère à travers les gestes simples du quotidien : allaitement, soins, etc.
À la naissance
- favoriser et soutenir les liens mère-enfant : allaitement, soins de nursing, bercement, contacts « peau à peau », emmaillotage, maintien d'une atmosphère paisible, silencieuse, d'un éclairage doux ;
- détecter et évaluer le syndrome de sevrage par le score de Finnegan toutes les 4 heures dès la naissance ;
- traiter si besoin : si le score dépasse 8 lors de 3 évaluations consécutives, instaurer un traitement par chlorhydrate ou sulfate de morphine (augmentation progressive de la posologie, maintien de la posologie pendant 48 heures à stabilisation puis diminution par paliers toutes les 48 heures).
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Le syndrome de sevrage néonatal (SSNN) après exposition in utero aux opiacés concerne environ 60 % des enfants nés de mère ayant consommé des opiacés ou des traitements de substitution aux opiacés pendant la grossesse.
La sévérité et la durée du SSNN ne sont pas corrélées à la posologie du traitement de substitution aux opiacés.
La sévérité et la durée du syndrome peuvent être influencées par la prise concomitante d'autres produits : benzodiazépines en particulier (syndrome plus tardif et/ou plus long ; la prise de benzodiazépines pendant la grossesse entraînant elle-même à la naissance un syndrome d'imprégnation puis de sevrage).
Les symptômes sont :
• neurovégétatifs : excitabilité, hypertonie, hyperréactivité, trémulations, sursauts, cri aigu, sommeil agité, sueurs, hyperthermie ;
• respiratoires : rhinorrhée, éternuements, bâillements, troubles du rythme respiratoire ;
• digestifs : mauvaise succion, régurgitations, vomissements, diarrhées.
Prévenir le SSNN
Pendant la grossesse
- organiser une consultation pédiatrique anténatale pour informer les parents ;
- les préparer à la possibilité d'un SSNN et à sa prise en charge : écouter (culpabilité, inquiétude), rassurer, informer, insister sur le rôle essentiel de la mère à travers les gestes simples du quotidien : allaitement, soins, etc.
À la naissance
- favoriser et soutenir les liens mère-enfant : allaitement, soins de nursing, bercement, contacts « peau à peau », emmaillotage, maintien d'une atmosphère paisible, silencieuse, d'un éclairage doux ;
- détecter et évaluer le syndrome de sevrage par le score de Finnegan toutes les 4 heures dès la naissance ;
- traiter si besoin : si le score dépasse 8 lors de 3 évaluations consécutives, instaurer un traitement par chlorhydrate ou sulfate de morphine (augmentation progressive de la posologie, maintien de la posologie pendant 48 heures à stabilisation puis diminution par paliers toutes les 48 heures).