Le diagnostic de mort avant prélèvement sur un défunt
La définition de la mort « n’est que » la résultante d’un accord social (variable au fil du temps). Longtemps la mort a été reconnue à travers le cadavre inanimé ou froid. Puis est apparu la notion de mort par arrêt cardio circulatoire et ensuite celle de mort encéphalique.
En effet en 1959, Mollaret et Goulon définissent cette nouvelle définition de la mort qu’est la mort encéphalique, mais elle ne sera reconnue officiellement qu’en 1968 dans la circulaire légalisant le prélèvement d’organes sur un sujet en état de mort encéphalique (circulaire dite Jeanneney).
On peut donc dire qu’il existe aujourd’hui deux façons d’être mort, ce qu’a repris le décret n°96-1041 du 2 décembre 1996 relatif au constat de la mort préalable au prélèvement d’organes, de tissus et de cellules à des fins thérapeutiques ou scientifiques et modifiant le code de santé publique)
Il convient, dans ce contexte de connaitre la classification de Maastricht et les questions qu’elle pose :
La mort encéphalique est peu connue du grand public ; elle véhicule des représentations affectives complexes pour les proches puisque le corps est ventilé, présente des mouvements. Il existe de plus des craintes dans le grand public que l’on prélève, alors qu’il y aura encore une chance de vie. Il faut donc être très clair vis-à-vis des proches et poser la mort comme un état réel, irréversible. Il faut être à l’écoute, savoir expliquer et accompagner. Il y a un fort besoin de clarification pédagogique à deux niveaux sur ce sujet : d’abord en amont de tout décès auprès de tout citoyen et du grand public, puis lors d’un décès auprès des proches.
Un cas particulier : don d’organe et obstacle médico-légal
♥∞
Le diagnostic de mort avant prélèvement sur un défunt
La définition de la mort « n’est que » la résultante d’un accord social (variable au fil du temps). Longtemps la mort a été reconnue à travers le cadavre inanimé ou froid. Puis est apparu la notion de mort par arrêt cardio circulatoire et ensuite celle de mort encéphalique.
En effet en 1959, Mollaret et Goulon définissent cette nouvelle définition de la mort qu’est la mort encéphalique, mais elle ne sera reconnue officiellement qu’en 1968 dans la circulaire légalisant le prélèvement d’organes sur un sujet en état de mort encéphalique (circulaire dite Jeanneney).
On peut donc dire qu’il existe aujourd’hui deux façons d’être mort, ce qu’a repris le décret n°96-1041 du 2 décembre 1996 relatif au constat de la mort préalable au prélèvement d’organes, de tissus et de cellules à des fins thérapeutiques ou scientifiques et modifiant le code de santé publique)
Il convient, dans ce contexte de connaitre la classification de Maastricht et les questions qu’elle pose :
La mort encéphalique est peu connue du grand public ; elle véhicule des représentations affectives complexes pour les proches puisque le corps est ventilé, présente des mouvements. Il existe de plus des craintes dans le grand public que l’on prélève, alors qu’il y aura encore une chance de vie. Il faut donc être très clair vis-à-vis des proches et poser la mort comme un état réel, irréversible. Il faut être à l’écoute, savoir expliquer et accompagner. Il y a un fort besoin de clarification pédagogique à deux niveaux sur ce sujet : d’abord en amont de tout décès auprès de tout citoyen et du grand public, puis lors d’un décès auprès des proches.
Un cas particulier : don d’organe et obstacle médico-légal