Les « éléments » du corps humain sont les organes, les tissus et les cellules du corps. Les « produits » du corps humain sont renouvelables : il s’agit du sang, ou des gamètes par exemple. Les ongles, poils, dents et cheveux sont appelés « phanères » et sont à priori exclus du champ des éléments et produits du corps humain dont il est question ici et qui renvoient à trois sortes de « choses » :
Tous ces produits et éléments ne sont pas de vulgaires choses qui pourraient être exploitées. Mais elles ne sont pas non plus « sacralisées ». Tandis que le corps humain est en principe fondamentalement indisponible (il ne peut pas être aliéné), ses produits et éléments doivent être parfois prélevés pour être utilisés, à des fins thérapeutiques notamment. Ils sont donc d’une certaine façon disponibles. Cette disponibilité est encadrée par trois grands principes :
Ces principes ne s’appliquent évidemment pas de la même façon selon les cas. Ainsi, « une transfusion de cellules sanguines renouvelables et à durée de vie limitée ne mobilise pas les mêmes enjeux et éléments éthiques et réflexifs que la greffe d’un organe indispensable à la survie d’un receveur, ou encore l’aide à la conception d’un individu par un don de gamètes » (Thibert, 2020).
Clarizio, Emanuele ; Chérici, Céline ; Dupont, Jean-Claude ; Guchet, Xavier, Herpe, Yves-Édouard. Conserver le vivant Les biobanques face au défi de la médecine personnalisée. Collection : Épistémologie de la médecine et du soin.
Durand, Guillaume. « Qui ne dit mot consent ? Pour une nouvelle loi sur le don d’organes », La Vie des idées , 14 mars 2017. ISSN : 2105-3030. URL : https://laviedesidees.fr/Qui-ne-dit-mot-consent.html
Gayte-Papon de Lameigné, Anaïs. « Le statut juridique des éléments et produits du corps humain : objets ou sujets de droit ? ». Journal international de bioéthique et d’éthique des sciences 26, no 3 (2015): 185‑198. https://doi.org/10.3917/jib.262.0185.
Thibert, J.-B. « Les limites d’une approche principiste dans l’éthique du don d’éléments et produits du corps humain. À propos d’exemples ». Transfusion clinique et biologique 27, no 3 (1 août 2020): 191-199. https://doi.org/10.1016/j.tracli.2020.06.007.
Despret, Vinciane. Au bonheur des morts. Récits de ceux qui restent. Éditions La Découverte, 2015, notamment p. 121-129.
Kerangal, Maylis de. Réparer les vivants. Éditions Verticales, 2014 (désormais disponible en poche, dans la collection Folio des éditions Gallimard).
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Les « éléments » du corps humain sont les organes, les tissus et les cellules du corps. Les « produits » du corps humain sont renouvelables : il s’agit du sang, ou des gamètes par exemple. Les ongles, poils, dents et cheveux sont appelés « phanères » et sont à priori exclus du champ des éléments et produits du corps humain dont il est question ici et qui renvoient à trois sortes de « choses » :
Tous ces produits et éléments ne sont pas de vulgaires choses qui pourraient être exploitées. Mais elles ne sont pas non plus « sacralisées ». Tandis que le corps humain est en principe fondamentalement indisponible (il ne peut pas être aliéné), ses produits et éléments doivent être parfois prélevés pour être utilisés, à des fins thérapeutiques notamment. Ils sont donc d’une certaine façon disponibles. Cette disponibilité est encadrée par trois grands principes :
Ces principes ne s’appliquent évidemment pas de la même façon selon les cas. Ainsi, « une transfusion de cellules sanguines renouvelables et à durée de vie limitée ne mobilise pas les mêmes enjeux et éléments éthiques et réflexifs que la greffe d’un organe indispensable à la survie d’un receveur, ou encore l’aide à la conception d’un individu par un don de gamètes » (Thibert, 2020).
Clarizio, Emanuele ; Chérici, Céline ; Dupont, Jean-Claude ; Guchet, Xavier, Herpe, Yves-Édouard. Conserver le vivant Les biobanques face au défi de la médecine personnalisée. Collection : Épistémologie de la médecine et du soin.
Durand, Guillaume. « Qui ne dit mot consent ? Pour une nouvelle loi sur le don d’organes », La Vie des idées , 14 mars 2017. ISSN : 2105-3030. URL : https://laviedesidees.fr/Qui-ne-dit-mot-consent.html
Gayte-Papon de Lameigné, Anaïs. « Le statut juridique des éléments et produits du corps humain : objets ou sujets de droit ? ». Journal international de bioéthique et d’éthique des sciences 26, no 3 (2015): 185‑198. https://doi.org/10.3917/jib.262.0185.
Thibert, J.-B. « Les limites d’une approche principiste dans l’éthique du don d’éléments et produits du corps humain. À propos d’exemples ». Transfusion clinique et biologique 27, no 3 (1 août 2020): 191-199. https://doi.org/10.1016/j.tracli.2020.06.007.
Despret, Vinciane. Au bonheur des morts. Récits de ceux qui restent. Éditions La Découverte, 2015, notamment p. 121-129.
Kerangal, Maylis de. Réparer les vivants. Éditions Verticales, 2014 (désormais disponible en poche, dans la collection Folio des éditions Gallimard).